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    Saute d’humeur

    Saute d’humeur

    C’en est donc fini pour les Barea. Ils ne participeront pas à la Coupe du monde de football 2022 au Qatar après la défaite face au Bénin et le match à Mahamasina face à une équipe tanzanienne somme toute abordable à plus d’un titre. Notre équipe nationale devait remporter ces deux matchs pour espérer participer aux matches éliminatoires de cette joute mondiale de football. Seulement, l’heure n’a pas encore sonné pour Madagascar, de s’aligner avec les grandes équipes habituées à ce rendez-vous d’envergure, vu que les Barea ne sont même pas parvenus à vaincre des
    équipes somme toute de son acabit.
    Soit ! Mais ce match nul face à la Tanzanie constituait-il une raison valable pour vandaliser le Stade Barea fraichement réaménagé de façon à répondre aux exigences des instances internationales du football ? Et puis, que serait-il advenu si les vandales étaient parvenus à s’approcher des éléments des Barea ? Enfin, était-ce l’unique façon pour les fans de manifester leur déception, s’en prendre à un stade qui n’a rien à voir avec les (habituelles) défaites ou matchs nuls concédés par une équipe mal préparée à bien des égards?
    Le fait est que ce comportement irrévérencieux des
    spectateurs constitue, aux yeux du monde, le reflet même de ce que sont les Malagasy. Des « olon’ny fo » comme on dit, c’est-à-dire des personnes qui, une fois touchées par leur amour-propre, ne savent plus où donner de la tête et versent dans une sorte de saute d’humeur les poussant à agir n’importe comment, histoire de faire passer le message.
    Des circonstances atténuantes, pourrait-on penser en tant que « olon’ny fo », mais à bien y réfléchir, n’est-ce pas là la première chose à éviter en pareille circonstance ? Assister à un match, c’est surtout s’attendre à une défaite ou tout au moins à un match nul, avant d’espérer une éventuelle victoire, vu que la partie adverse, elle aussi, n’entend pas se laisser faire en vendant chèrement sa peau.

    Elia R.

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