Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Chronique; Ouverture des frontières : il ya du bon et du mauvais

    Les frontières de Madagascar sont officiellement ouvertes aux vols réguliers depuis et à destination de l’Europe depuis le 6 novembre. Et les premiers passagers en provenance de l’Europe ont déjà foulé le sol malgache. Est-ce un bien ou un mal pour le pays que les frontières soient ouvertes en cette période où la pandémie du coronavirus est encore chaude partout dans le monde?

    Les avis seront certainement partagés. D’un côté, la population éprouve une certaine crainte en sachant que le déferlement d’une quatrième vague est attendu en Europe et que cela pourrait s’étendre jusqu’à Madagascar. De l’autre côté, les opérateurs économiques, notamment ceux du secteur du tourisme, poussent un ouf de soulagement tant leurs activités respectives ont souffert de l’absence de touristes étrangersle tourisme local n’étant pas encore capable de pallier le manque à gagner accumulé depuis plusieurs mois.

    On ne peut pas satisfaire tout le monde alors qu’une décision devait être prise pour une ouverture ou non des frontières. Finalement donc, c’est la décision de les ouvrir qui l’a emporté. De toutes les façons, une chose est sûre : qu’on le veuille ou non, ces frontières étaient appelées à s’ouvrir un jour ou l’autre. Mais bien évidemment, les responsables  de cette décision ont dû certainement cogiter profondément pour savoir quelles étaient les meilleures conditions.

    Tout d’abord, on aurait pu mettre en place une véritable bulle dans laquelle les touristes étrangers ne seraient pas en contact direct avec la population locale, comme ce fut le cas pour les athlètes lors des Jeux olympiques de Tokyo (Japon) ou autres manifestations sportives. Ce système présente toutefois quelques désavantages, en particulier pour une certaine catégorie d’acteurs économiques du pays d’accueil dont les activités sont étroitement dépendantes de la présence effective des touristes étrangers. Ce sont les artisans. En effet, sans le contact direct avec la clientèle étrangère, il leurs sera difficile de vendre leurs produits.

    Mais en contrepartie, sans bulle, ces artisans ainsi que tous ceux qui leur sont proches seront plus exposés au danger du coronavirus par rapport aux touristes étrangers qui, même s’ils sont infectés suite à un contact direct avec la population locale, ne risquent pas de présenter un cas grave en étant vaccinés.

    Dans tous les cas, le danger est moindre pour le touriste étranger dans la mesure où il doit être obligatoirement vacciné avant même d’être autorisé à embarquer au départ, et il doit encore passer un test PCR à l’arrivée comme au départ. En fin de compte, c’est la population locale qui encourt le plus gros risque, vu qu’une petite frange seulement de la population malgache est vaccinée.

    Aimé Andrianina

    Les commentaires sont fermées.