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    Ida Pfeiffer: Voyage à Madagascar (127)

    Nous fûmes à cet égard très heureux. Le sikidy eut l’amabilité de ne pas nous faire attendre un seul jour et de désigner justement comme propice celui auquel, d’après nos dispositions prises d’avance, nous pouvions arriver dans la capitale.

    Je suis portée à croire que, dans cette circonstance, la curiosité de la reine exerça quelque influence sur la décision de l’oracle. La bonne dame devait être impatiente de se voir en possession des trésors qu’elle savait que M. Lambert lui apportait.

    Notre voyage d’aujourd’hui ressembla à une marche triomphale. En tête marchait la musique militaire, suivie de beaucoup d’officiers, dont plusieurs étaient d’un rang très élevé. Puis nous venions entourés des fidèles du prince. Le chœur des chanteuses, les soldats et le peuple fermaient la marche. De même que la veille, jeunes et vieux se pressaient autour de nous dans les villages par lesquels nous passions. Tout le monde voulait voir les étrangers attendus depuis longtemps, et beaucoup se joignirent au cortège et nous accompagnèrent plusieurs milles.

    La route traversait toujours le beau plateau d’Émir. Quel aspect présenterait cette superbe contrée si elle était plus peuplée et bien cultivée ! On y voit, il est vrai, infiniment plus de champs et de villages que dans les autres régions par lesquelles notre route nous a conduits, mais ils ne sont guère en rapport avec la fertilité du sol et son heureuse situation. Ce qui donne un charme tout particulier à ce plateau, ce sont les nombreuses collines qui s’y croisent de tous côtés et dont la plupart s’élèvent librement sans se relier les unes aux autres. L’eau non plus ne manque pas, et, si l’on ne rencontre pas de grand fleuve, on y trouve cependant une quantité innombrable de petites rivières et de petits étangs.

    Il y a environ quarante ans, tout le plateau d’Émir était encore couvert de bois ; mais aujourd’hui, dans un rayon de près de trente milles anglais, il est tellement dépouillé d’arbres qu’il n’y a que les riches qui se servent de bois comme combustible.

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