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    Dialogue politique: l’UE et l’Etat abordent la présidentielle de 2023

    Dialogue politique: l’UE et l’Etat abordent la présidentielle de 2023

    Le scrutin présidentiel de 2023 a figuré parmi les sujets évoqués lors de la rencontre entre l’Union européenne et la partie malagasy, hier à Iavoloha.

    Le 9e dialogue politique entre le gouvernement malagasy et les représentants de l’Union européenne, a abordé des sujets d’intérêt commun dans les domaines politique et socioéconomique. A la lecture du communiqué conjoint, situation sanitaire oblige, la relance post-Covid-19 a trôné en tête des sujets discutés. Vient ensuite la présidentielle de 2023.

    « En matière d’élections, l’Union européenne a souligné l’importance de la fluidité et du bon déroulement de la présidentielle de 2023 », rapporte le communiqué conjoint. Il rappelle qu’en mars 2022, l’UE souhaite réaliser une mission de suivi de la mission d’observation électorale de 2018.

    « L’objectif principal de la mission sera de discuter des recommandations contenues dans le rapport final », poursuit le communiqué. En effet, durant les deux tours de la présidentielle de 2018, l’Union européenne a mobilisé des observateurs dans le pays. Ces derniers ont fait des recommandations à la Ceni, relatives aux « failles » observées durant cette période.

    Maturité

    La partie malagasy a toutefois souligné que Madagascar étant un Etat de droit, les institutions telles que la HCC et la Ceni ont été mises en place conformément à la Constitution et aux lois en vigueur. Une réponse aux opposants qui, ces derniers temps, ne cessent de tirer à boulets rouges sur ces deux institutions. Lors d’une conférence-débat au Carlton, le 13 novembre, les opposants, sous la houlette de l’ancien président Marc Ravalomanana, ont crié haro sur l’institution d’Ambohidahy et l’organe en charge des préparatifs électoraux d’Alarobia. Ils réclament en quelque sorte la réforme des structures électorales avant la tenue des scrutins.

    « L’indépendance de ces institutions est garantie par la Constitution et les lois en vigueur », poursuit, sur ce point, le communiqué conjoint. Et d’ajouter, « Le système électoral de Madagascar étant en cours de maturité, les deux parties se sont accordées à reconnaitre qu’il est temps de privilégier la stabilité des normes juridiques pour ne pas laisser place aux querelles partisanes et politiques ».

    Afin de donner plus de relief aux deux institutions, une suggestion visant à privilégier les échanges d’expériences avec les institutions similaires étrangères, a été discutée. Il consiste à partager les bonnes pratiques, à renforcer les capacités des acteurs à tous les niveaux et leurs moyens pour assurer de plus grands professionnalisme et transparence dans l’exercice de leurs missions.

    Situation humanitaire
    Concernant la relance post-Covid, la partie malagasy a souligné qu’après une année marquée par la deuxième vague de l’épidémie, Madagascar se penche actuellement sur la relance économique et le développement social, à travers le Plan multisectoriel d’urgence et le Plan de relance économique post-Covid. Ces plans sont articulés autour de la bonne gouvernance, le renforcement des mesures relatives à la protection sociale ainsi que de la résilience économique et l’appui au secteur privé.

    D’autres points ont été également évoqués, notamment la situation humanitaire dans le Sud, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, les droits de l’homme, la sécurité maritime régionale ainsi que la coopération entre Madagascar et l’Union européenne.
    Plaidoyer en faveur de la vaccination
    La campagne de vaccination contre le Covid-19, a également été au centre de cette rencontre. A ce sujet, la partie européenne a encouragé Madagascar à reconnaître mutuellement les certificats de vaccination, qui facilitent les procédures d’entrée. Grâce à ce dispositif, l’intérêt des touristes européens pour la destination Madagascar va augmenter. « L’UE a également souligné la nécessité d’une campagne d’information à grande échelle sur la vaccination afin d’atteindre l’objectif du gouvernement de Madagascar d’un million de personnes vaccinées d’ici à la fin de l’année », note le communiqué conjoint.

    J.P

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