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    Ida Pfeiffer: Voyage à Madagascar (128)

    Les pauvres ont recours à une espèce d’herbe de savane, dont les collines et les plaines sont abondamment couvertes, et qui produit une flamme très vive, mais naturellement de peu de durée. Heureusement, ces gens n’ont besoin de feu que pour préparer leurs repas. Ils peuvent se passer de chauffage, bien que dans les mois d’hiver le thermomètre descende jusqu’à trois ou quatre degrés, quelquefois même jusqu’à un degré Réaumur. Les maisons ont des murs d’argile assez épais et sont couvertes d’une herbe longue et serrée, de sorte que, malgré le froid du dehors, il fait toujours assez chaud dans l’intérieur.

    Les chemins étaient excellents ; aussi nos porteurs couraient-ils comme s’ils n’avaient rien à porter. Nous aperçûmes de loin Tananarive, la capitale du pays, située presque au milieu du plateau sur une des plus belles collines, et nous arrivâmes de bonne heure dans l’après-midi aux faubourgs qui entourent de toutes parts la ville proprement dite.
    Ces faubourgs étaient originairement des villages séparés qui, en s’agrandissant, ont fini par se réunir ensemble. La plupart des maisons y sont en terre ou en argile, tandis que celles qui se trouvent dans l’enceinte même de la ville doivent être construites en planches ou du moins en bambou. Je les trouvai généralement plus grandes et plus spacieuses que celles des villages, et aussi beaucoup plus propres et en meilleur état. Les toits sont très droits et très hauts, et ornés à leurs extrémités de longues perches.
    Je remarquai encore ici des maisons isolées ou par groupes de trois ou quatre, entourées de petits murs en terre qui n’ont d’autre but que de séparer les cours de celles des maisons voisines. Les rues et les places sont tout à fait irrégulières ; les maisons, au lieu d’être alignées, sont placées sans ordre, au pied ou sur les pentes de la colline. Le palais de la reine se trouve sur la pointe la plus élevée. Les faubourgs par lesquels nous arrivâmes me parurent, à ma grande surprise, très proprement tenus, et non seulement les rues et les places, mais aussi les cours des maisons. Il n’y avait que les ruelles étroites entre les murs de terre qui avaient quelquefois l’air un peu sale.

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