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    Ida Pfeiffer: Voyage à Madagascar (129)

    Ce qui me surprit encore plus que cette propreté, ce fut le grand nombre de paratonnerres. Presque toutes les grandes maisons en étaient pourvues. Ils ont été introduits par M. Laborde, un Français qui vit déjà depuis de longues années à Tananarive et dont M. Marius me raconta pendant le voyage la vie aventureuse. Celles de mes lectrices qui seraient curieuses de faire connaissance avec cet homme remarquable pourront lire sa biographie dans le chapitre suivant.

    Il n’y a peut-être pas, à ce qu’on me dit, d’endroit où les orages soient plus terribles et où la foudre tombe plus souvent qu’à Tananarive. Tous les ans, près de trois cents personnes y sont foudroyées, et l’année dernière le nombre en monta jusqu’à quatre cents. Dans une maison, le même coup de foudre tua dix personnes. Ces violents orages ont lieu du milieu de mars à la fin d’avril.

    Cependant nous arrivâmes à la porte de la ville, devant laquelle nous trouvâmes un piquet de soldats qui croisèrent les armes et nous refusèrent l’entrée de la manière la plus polie. Il semble régner à cette cour l’usage de tout entourer d’une espèce de cérémonial despotique. Tout étranger qui veut aller à la capitale doit en demander la permission à la reine. Celle-ci, par conséquent, est informée longtemps d’avance du voyage. De plus, le voyageur est de nouveau obligé, à une ou deux journées de la ville, d’envoyer un messager pour s’informer auprès du sikidy du jour où il pourra faire son entrée. Et malgré cela il faut encore qu’il s’arrête aux portes de la ville, qu’il annonce son arrivée à la reine et qu’il lui demande la permission d’entrer. Quand la reine est de mauvaise humeur, elle laisse souvent le pauvre voyageur rester des heures entières sous un soleil brûlant, ou par le vent et la pluie, à attendre sa réponse.

    Nous fûmes assez favorisés pour obtenir au bout d’une demi-heure la permission d’entrer dans la ville.

    L’intérieur de la ville a à peu près le même aspect que les faubourgs, avec la seule différence que, suivant le règlement dont j’ai déjà parlé, les maisons y sont toutes construites en planches ou en bambou.

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