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    Vivement une politique de protection des sources

    Vivement une politique  de protection des sources

    Madagascar a déjà perdu plus de 80% de son couvert forestier. Seuls 13% du territoire sont encore boisés aujourd’hui, c’est-à-dire loin des 35% de surfaces minimum pour avoir un équilibre écologique, d’après le Pr Henri Rasamoelina. Cela veut dire qu’il faudrait reboiser les 22% restants, c’est-à-dire près de 13 millions d’hectares. Ce qui ne sera possible qu’avec des opérations de reboisement effectuées en grande partie par l’Etat puisque la population n’occupe qu’environ 10 % du pays. En effet, si l’on reste au niveau des 150.000 hectares proposés par le ministère, il faudrait attendre plus de 90 ans pour y arriver. Ce qui n’est plus acceptable vu la gravité du problème actuellement.
    Concernant le problème de l’eau, conséquence bien sûr de la déforestation citée plus haut, on a élaboré la loi n°98-029 portant Code de l’eau et mis en place du ministère de l’Eau en 2008. Le
    problème est que d’une part, ce code n’a pas prévu l’entretien et la protection des sources et que d’autre part, les responsables successifs du ministère ne se sont occupés que de la garantie à l’accès équitable à l’eau, l’utilisation rationnelle et l’assainissement.
    La réalité est qu’aujourd’hui, le pays fait face à un grave problème d’eau avec le tarissement rapide des sources. Toujours d’après les explications de ce chercheur en Sociologie de l’environnement, on doit savoir que pour le lac artificiel d’Antarambiby, qui fournit la grande partie de l’eau consommée à Fianarantsoa, il ne reste plus que 5 sources alors que celles-ci auraient été de 36 au tout début et 16 dans les années 80. On peut craindre que d’ici quatre ou cinq ans, ces 5 sources restantes ne disparaissent,
    surtout que les populations environnantes y ont construit, ces dernières années, des rizières.
    Selon toujours le Pr Henri Rasamoelina, cette disparition des sources n’est pas la spécificité de la région Matsiatra Ambony, car on dit, à titre d’exemple, que si le « Complexe du Nord » ou la montagne d’Ambre comptait 70 sources auparavant, il ne restait plus qu’une dizaine de sources, il y a plus de dix ans. Quant au sud profond, il manque d’eau depuis longtemps. Au rythme actuel de la situation, Madagascar risque un réel danger écologique avec manque grave d’eau. Ce qui nous oblige à demander une rectification du Code de l’eau, mais également de la politique ministérielle. Il faut protéger les sources. C’est plus qu’une nécessité avant qu’il ne soit trop tard.

    Rakoto

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