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    Assemblée nationale: la LFI adoptée sans amendement

    Assemblée nationale: la LFI adoptée sans amendement

    En tout, 84 députés ont levé la main en faveur de l’adoption de la Loi de finance initiale (LFI) 2022, lors de la séance plénière d’hier, à l’Assemblée nationale. Un long débat qui a duré plusieurs tours d’horloge a précédé cette adoption, hier, en début de soirée.  Aucun des deux amendements apportés en travaux de commission n’a été finalement retenu.

    Bondillons

    Parmi ces amendements, celui portant sur le droit de douane prélevé sur les bondillons de savon. Dans la version non amendée de la LFI 2022, ce droit de douane est ramené à 20% contre 10% dans la Loi de finances 2021. Durant les travaux de commission, les députés ont tenté de maintenir ce taux de 10% en prétextant que cette hausse pourrait entraîner l’augmentation du prix du savon sur le marché. Un avis que d’autres députés ne partagent pas. Ces derniers pensent qu’une telle mesure est nécessaire afin d’assurer la survie des producteurs locaux face à l’importation.
    Le deuxième amendement non retenu concerne la garantie d’importation de PPN, fixée à 200 mil­liards d’ariary dans la LFI. La proposition des députés réunis en travaux de commission supprimant ce montant a été rejetée après l’explication du mi­nistre de l’Economie et des Finances (Mef). Pour rassurer les députés, il a expliqué que ce somme constitue une sorte de gage pour les banquiers qui collaborent avec l’Etat dans l’importation de PPN. La ministre Rindra Hasimbelo Rabarinirina­rison, précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’un montant en espèce, bien qu’il soit inscrit dans la Loi de finances.

    Montant du Ciad

    Les députés ont toutefois émis quelques remar­ques avant le vote. Ils ont demandé par exemple la hausse du Crédit d’investissement destiné à l’appui au développement (Ciad), ex-CLD, jusqu’à 1 milliard d’ariary, soit presque l’équi­valent des subventions accordées aux gouverneurs des régions. En effet, la LFI 2022 fixe ce crédit à 250 millions d’ariary par district ayant un seul député et le double pour ceux avec deux députés.
    « Nous sommes les mieux placés pour connaitre la situation de chaque commune et district. Nous pensons qu’il est normal d’augmenter le montant du Ciad si l’on veut un réel développement », argue le député élu à Morafenobe, Jean-Eugène Voninahitsy.
    Autre requête formulée par les députés, l’augmentation du budget alloué à l’agriculture dans la mesure où une grande partie de la population vit de ce secteur. Les membres de la Chambre basse ont ainsi suggéré une sorte de subvention pour les paysans afin de soutenir leurs activités. Le tourisme, un des secteurs les plus im­pactés par la crise sani­taire due au Covid-19, a aussi besoin de l’appui de l’Etat afin de relancer ra­pidement les activités, selon les députés. Après cette adoption à l’Assem­blée nationale, la LFI sera envoyée au Sénat qui devrait passer à son adoption le 3 décembre.

    Tsilaviny Randriamanga

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