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    Ida Pfeiffer: Voyage à Madagascar (131)

    Ses excellentes qualités l’ont fait aimer de tout le monde, et tous ceux qui réclament ses conseils ou ses secours sont sûrs qu’il ne les leur refusera jamais. Il leur prête aide et assistance et se fait leur médecin et leur confident.

    Les cinq ans que M. Laborde devait rester au service de la reine se transformèrent en dix années. Sa protectrice lui donna une maison avec des terres et des esclaves, et, comme il s’est marié avec une femme du pays qui lui a donné un fils, il est probable qu’il restera toujours à Madagascar, quoiqu’il soit déjà libre depuis longtemps et maître de quitter l’île s’il le voulait.

    Indépendamment de sa fabrique d’armes et de poudre, cet homme industrieux a aussi établi une verrerie, une fabrique d’indigo, une savonnerie, une fabrique de bougies et une distillerie de rhum. Il a appris aux habitants à planter la canne à sucre d’une manière régulière et a essayé avec succès la culture du blé et de la vigne. Il a aussi voulu doter l’île des fruits et des légumes de l’Europe, et la plupart ont parfaitement réussi ; mais malheureusement ses essais n’ont pas trouvé d’imitateurs. Les indigènes ont préféré vivre dans leur indolence habituelle et ne manger que du riz, accompagné, de temps en temps, d’un morceau de bœuf.

    Mais, si M. Laborde n’est pas parvenu à obtenir de ses tentatives tout le résultat qu’il s’en promettait, elles ont au moins servi à prouver combien ce beau pays est propre à la culture.

    Il était quatre heures de l’après-midi quand nous arrivâmes chez M. Laborde.

    Notre aimable hôte nous présenta aussitôt à deux Européens, les seuls qui demeurassent à Tananarive. C’étaient deux ecclésiastiques dont l’un restait déjà chez M. Laborde depuis deux ans et l’autre depuis sept mois. Le moment ne leur semblait pas opportun pour se présenter comme missionnaires, et ils cachaient cette qualité avec le plus grand soin. Il n’y avait que le prince et nous autres Européens qui fussions dans le secret. L’un passait pour un médecin, et l’autre pour le précepteur du fils de M. Laborde, revenu depuis deux ans de Paris, où son père l’avait envoyé faire son éducation.

    www.bibliothequemalgache.com

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