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    Mercredi des idées en goguette: Troisième vague assurée…

    Ce n’est ni un vœu ni encore une réalité. Mais il y a de nouveau péril en la demeure. Les signes ne trompent pas : la publication des statistiques des nouveaux cas ont repris et les chiffres repartent à la hausse. Pas étonnant quand il semble qu’on donne toutes les chances au Covid de proliférer à nouveau avec le relâchement quasi-géneral et la réouverture des frontières dont le timing suscite d’ailleurs de plus en plus d’interrogations. Et pour cause, pas plus loin que dans la zone océan Indien, le virus fait des siennes. Les vols vers et depuis Maurice seront interrompus d’ici peu. Les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets quand c’est pareil pour les destinations privilégiées des Malagasy, en l’occurrence l’Europe qui se dépatouille en ce moment même avec la cinquième vague de contaminations ? On n’en parle pas beaucoup mais quand l’Autriche se reconfine et décrète l’obligation vaccinale pour la population, cela veut dire beaucoup. Même topo en Belgique ou encore aux Pays-Bas où les mouvements contre les restrictions, parfois violents, se multiplient depuis quelques jours contre ce que les manifestants qualifient de dictature sanitaire.

    Comme déjà mentionné, le laisser-aller se généralise aussi et tend à s’enraciner durablement au pays. Evidemment, les chiffres restent encore à un niveau « acceptable » et c’est sans doute pour cette raison que ce début de reprise épidémique ne semble émouvoir grand monde ni inquiéter outre mesure. Mais qu’on se le dise, c’est exactement comme voir une gifle arriver et ne rien faire pour l’éviter, puis se mettre à rejeter les torts ici et là par la suite. Et, à l’allure où vont les choses, c’est exactement ce qui se produira. Tout le monde sent venir une nouvelle flambée mais peu agissent pour en limiter l’impact. Bref, une troisième vague assurée. Que n’avait-on dit ou réclamé à propos du marasme socio-économique, la mort annoncée du secteur touristique, la relance économique, puis la nécessité de lever les restrictions aux déplacements et de rouvrir les frontières. Beaucoup avaient juré qu’ils respecteraient scrupuleusement les mesures de protection sanitaire une fois que ce serait le cas, mais preuve est maintenant faite que c’était la porte ouverte au capharnaüm. Même les histoires de trafics illicites de ressources naturelles semblent avoir repris du poil de la bête… Pour un peu, on pourrait dire que l’épidémie de Covid et les dispositifs qui ont dû être mis en place ont fait du bien à ce niveau-là.

    Aucun changement

    Le problème est que beaucoup pensent que les gestes barrières ne sont pas très « naturels ». Le port de masques n’a pu être installé dans les habitudes qu’au forceps puisque bon nombre de personnes rechignent à les adopter s’il n’y avait eu les mesures de sanction. Les autorités viennent une fois de plus de faire l’annonce d’une « opération caches-bouches ». On attend d’en voir l’impact. L’enjeu a beau être la santé, la maladie et, partant, la vie ou la mort du concerné, de sa famille, de sa communauté ou de la population en général, certains ne réagissent qu’aux menaces. Exceptionnelles par rapport aux habitudes d’avant, les mesures adoptées jusqu’ici pour faire face au coronavirus. Mais quoi de plus naturel au bout du compte que de se laver les mains ? Cette pandémie aura au moins eu le mérite de réconcilier la plupart d’entre nous avec ce réflexe somme toute basique, que l’on enseigne à des enfants, mais jeté aux oubliettes en temps normal.

    Si d’aventure une troisième vague frappait le pays et que de nouvelles restrictions s’imposaient pour éviter que le virus ne se propage davantage et ne fasse plus de morts, d’aucuns s’en offusqueront et le feront savoir à cor et à cri. Et ce seront sans doute les mêmes qui n’ont pas daigné respecter les consignes sanitaires. Et pourtant, le confinement à la Malgache n’a jamais été exactement le même que celui appliqué dans les autres pays en raison du comportement des inconscients et des irréductibles partisans du « ventre creux n’a point d’oreille ». La réalité a toujours été toute autre ici en comparaison avec ce qui se passe sous d’autres cieux, avec parfois des mégalopoles devenues des villes quasi-fantômes. Non pas qu’il eût fallu maintenir indéfiniment le système de confinement ou réduire la vie socio-économique à une demi-journée ou à cinq jours par semaines, mais il aurait au moins fallu poursuivre les petits gestes qui contribuent à l’hygiène et à la salubrité. Etre propre et évoluer dans un environnement sain est un minimum syndical qui devrait être de mise en tout temps et pas seulement sous la menace d’un virus. Voilà pourtant qu’au stade actuel des choses, le Covid n’est pas la seule menace sanitaire qui plane car il y a aussi la peste. Ici comme ailleurs, le mode de transmission du virus n’a jamais changé, tout comme la manière d’éviter sa propagation. C’est le niveau d’application des mesures de prévention qui génère chaque fois ces vagues épidémiques.

     

    N.R.

     

     

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