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    Chronique: Rapts d’enfants, mythe ou réalité ?              

                      Le week-end dernier,  les réseaux sociaux se sont enflammés sur (des prétendus) plusieurs cas de  rapts et concernant particulièrement des enfants. Faits réels, mythes ou simples fausses rumeurs ? Rien ne permet, pour le moment, de se prononcer  sur la véracité des faits.

    Toujours est-il que les responsables de la sécurité publique se doivent de réagir le plus vite possible afin d’apporter la sérénité  auprès d’une population facilement réactive face à ce type de situation.

    Une telle intervention  serait destinée à faire taire les éventuelles fausses rumeurs avant qu’elles n’atteignent des proportions dangereuses susceptibles de créer une psychose sociale qui pourrait être à l’origine d’actes incontrôlables.

    En effet, la moindre suspicion pourrait dégénérer en lynchage du prétendu suspect sans aucun respect de la présomption d’innocence. Maintes  fois, on a assisté à de pareilles  scènes de justice populaire (« fitsaram-bahoaka ») qui ne peuvent, en aucun cas, pouvoir prétendre à la moindre justification.

    La raison est que, dans la société malgache, le mythe du « voleur d’enfants » (mpangala-jaza) a toujours existé et a bercé l’enfance de chaque petit malgache. Mais dans tout mythe, n’y-a-t-il pas toujours une part de vérité aussi infime soit-elle ? Qu’on le veuille ou non, le trafic des êtres humains existe partout dans le monde et Madagascar ne peut pas s’enorgueillir d’en être préservé.

    Par définition, « le trafic des êtres humains consiste à transporter des hommes, des femmes et des enfants d’un endroit à un autre et de les mettre en état de travail forcé ». Cette pratique couvre la prostitution forcée, la servitude domestique …et diverses autres formes modernes d’esclavage.

    Et on comprend mieux ainsi pourquoi les autorités malgaches ont interdit l’envoi des femmes malgaches travailler dans certains pays du Moyen Orient après avoir entendu le récit de ce que certaines ont enduré là-bas pendant leur séjour.

    Et selon le Congressional Research Service (CRS) et le Département d’Etat américain, le trafic transfrontalier des personnes touche entre 700 000 et 2 millions de personnes- en majorité des femmes et des enfants-chaque année.

    Si dans beaucoup de pays, le trafic des personnes  est lié dans la majorité des cas à  la prostitution forcée, du moins pour les femmes, à Madagascar on susurre que les trafics qui portent surtout sur les enfants sont principalement  liés à des sacrifices humaines. Vrai ou faux ? Aucune preuve n’a été apportée jusqu’à ce jour.

    Quoi qu’il en soit, avant toute chose, la première sagesse consiste à  prendre bien soin de nos enfants et de protéger nos progénitures contre toute forme de trafic.

    Aimé Andrianina

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