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    Rencontres du film court Madagasikara: plein phare sur le mouvement « kino »

    Rencontres du film court Madagasikara: plein phare sur le mouvement « kino »

    Voilà maintenant 12 ans que les Rencontres du film court Madagasikara (RFC) organisent le « T’Kino », un laboratoire de création participatif, basé sur l’entraide. Cinéaste indépendant, Kopetha Razafimandimby nous ouvre les coulisses de ce mouvement cinématographique en plein essor. Interview.

    * Les Nouvelles : Dans un premier temps, parlez-nous de votre parcours cinématographique ?
    – Kopetha Razafiman­dimby : Je voue une passion grandissante pour le 7e art depuis ma prime jeunesse. A l’époque, nous avons eu la chance d’avoir un caméscope JVC à la maison. Je me mets derrière la caméra à mes heures perdues. Un jour, j’ai fait une vidéo sur la ville historique d’Ambohi­manga. J’ai confié le «rush» à une proche qui a par la suite trouvé un acheteur sous d’autres cieux. Par ailleurs, les films diffusés sur nos petits écrans ont également nourri mon intérêt pour le processus de création cinématographique. Faute d’école de cinéma au pays et de moyens financiers pour se spécialiser ailleurs, j’ai ap­pris les rouages du métier en autodidacte. Actuelle­ment, j’exerce en qualité de cinéaste indépendant et animateur de l’atelier Kino.

    * C’est quoi justement le kino ?
    – Le kino est un mouvement cinématographique fédérateur qui a émergé au Québec en 1999, avant d’inspirer aujourd’hui les faiseurs de film des quatre coins du globe, dont Ma­dagascar. Comme le cinéma résulte de tout un processus technique, logistique et surtout financier, les Québécois ont voulu raccourcir ce long chemin. Dans la foulée, ils se sont regroupés autour du leitmotiv «faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant».

    * Le « T’Kino » est devenu un rendez-vous immanquable au fil des éditions des RFC.
    – Effectivement. Les RFC organisent depuis 12 ans ce laboratoire de création participatif avec le festival Off-Courts Trouville. Durant ces huit dernières années, le rendez-vous fédère constamment un nombre important de participants. Nous avons chaque année une bonne centaine de kinoïtes à An­tananarivo. C’est un besoin fondamental pour les participants, compte tenu de la situation du 7e art à Ma­dagascar. D’autant qu’un matériel professionnel est mis à leur disposition tout au long de la séance. Pour cette édition, nous avons limité la participation pour atteindre plus de visibilité.

    * Le résultat d’un kino a-t-il la même vocation qu’un film réalisé en temps normal ?
    – Généralement, chaque participant doit avoir un projet qui sera discuté autour du kino. La finalité se résume à un film comme les autres, sauf que le processus sort juste de l’ordinaire. Après, c’est à chaque auteur de décider du circuit du produit fini.

    Propos recueillis par Joachin Michaël

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