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    Rencontres du film court Madagasikara: le « Koba Mitam-pihavanana » aux saveurs du cinéma

    Rencontres du film court Madagasikara: le « Koba Mitam-pihavanana » aux saveurs du cinéma

    Bien au-delà d’une simple série de projections, les Rencontres du film court (RFC) Madagasikara ont proposé des réflexions plus profondes sur le devenir du cinéma, à l’occasion du « Koba Mitam-pihavanana », cette semaine à Sainte-Marie.
    Comme son nom l’indique, il s’agit d’un débat amical et courtois autour de ce menu typiquement malagasy : le « koba ». Tout au long de cette édition, les discussions ont été particulièrement orientées à l’échelle continentale.
    « Les salles ont commencé à rouvrir il y a cinq ans à Ma­dagascar avec l’arrivée des multiplexes, mais un trentenaire qui n’est pas encore sorti de Madagascar n’a jamais vu de films dans une véritable salle de cinéma. Raison pour laquelle, redonner le goût du cinéma constitue aujourd’hui un travail complexe », a argumenté Laza Razanajatovo, directeur des RFC. Une situation identique au Sénégal, com­me le souligne la réalisatrice Laurence Attali. « Les cinémas ont fermé les uns après les autres à l’orée de 2003 bien qu’il y ait eu plein d’infrastructures et une vraie culture de cinéma avant », a-t-elle insisté.
    Au Rwanda, le 7e art est une discipline relativement jeune. « Traditionnellement, il y a de la poésie, du slam et de la danse. A l’époque, c’était vraiment l’élite qui assure une performance devant le roi. Pour ce faire, les artistes doivent impérativement faire 10 à 15 ans d’études artistiques. Bien que le temps ait changé, c’est encore respecté et soutenu de nos jours. Le milieu cinématographique était perçu comme quelque chose de très nouveau, à ancrer dans les mœurs. Cela fait moins d’une décennie que nous disposons de salles de projection », se remémore Kantarama Gahigiri.

    Joachin Michaël

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