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    PLFI 2022: le secteur privé déplore l’absence d’une politique fiscale incitative

    PLFI 2022: le secteur privé déplore l’absence d’une politique fiscale incitative

    Alors que le secteur privé a proposé une politique fiscale incitative durant les consultations pour l’élaboration du Projet de loi de finances initiale (PLFI) 2022, les mesures prises dans le texte sont loin de correspondre à ses attentes, à en croire les dires du président du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem) durant une rencontre organisée hier à Anta­ninarenina, en marge de la clôture du projet social Basket fund Covid-19. 

    «Le secteur privé ne se reconnaît absolument pas dans cette loi de finances», a dé­ploré Thierry Rajaona, président du Gem. Selon lui, au début de l’élaboration du texte, le ministère de l’Eco­nomie et des finances (MEF) a consulté les membres du secteur privé à raison de cinq à six réunions, pour entendre leurs propositions. Mais, «force est de constater que lorsque la loi de finances est sortie, seules deux des 15 propositions ont été retenues», a regretté ce chef d’entreprise.
    Le secteur privé maintient sa thèse selon laquelle, la réduction des taux d’imposition n’est pas contraire à l’objectif de l’Etat d’améliorer ses recettes. «La réduction du taux d’imposition favorise les investissements étrangers et locaux. Cela permet d’augmenter la création d’entreprises et générer plus d’emplois. Et en dépit d’une baisse des taux nominaux des impôts, nous pourrions aboutir à une augmentation de la masse des im­pôts collectés», a estimé le président du Gem.
    Il a notamment mis l’accent sur la réduction des avantages fiscaux des Zones et entreprises franches (ZEF) en avançant que cette décision n’est pas sans risque pour l’avenir des entreprises franches à Madagascar.

    Reprise
    En outre, le Gem estime que la reprise des activités d’Ambatovy qui a permis le retour de millier d’emplois direct et indirects, est bon signe pour l’économie du pays. Il en est de même pour la relance des activités des entreprises dans le secteur du textile et de l’habillement.
    Le Gem craint cependant que le retour de la croissance à son niveau d’avant crise ne se fasse que dans quelques années. Le groupement se réfère d’ailleurs aux chiffres de la Banque mondiale et du FMI concernant la situation macroéconomique à Mada­gascar durant ces deux an­nées de crise.
    D’après Thierry Rajaona, «Le taux de croissance économique enregistré à Mada­gascar est de moins de 2% pour l’année 2021. Celui-ci était à -7% en 2020».

    Rakoto

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