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    Ida Pfeiffer: Voyage à Madagascar (166)

    Le bal commença à une heure après midi et n’eut pas lieu dans les appartements du palais, mais dans la grande cour où l’on nous avait donné audience. Aujourd’hui, comme alors, la reine était assise sur le balcon à l’ombre de son grand parasol, et nous dûmes refaire devant elle les salutations d’usage, ainsi que devant le tombeau du roi Radama. Seulement cette fois on ne nous laissa pas debout, mais on nous assigna des sièges commodes. Peu à peu, on vit arriver la société ; elle était composée de nobles des deux sexes, d’officiers avec leurs femmes et des chanteuses et danseuses royales. Les nobles portaient divers costumes, les officiers des habits européens. Tous durent faire beaucoup de salutations. On assigna comme à nous des chaises aux personnes en costume. Pour les autres, ils s’accroupirent par terre en groupes comme bon leur sembla. Les danseuses royales ouvrirent le bal par l’ennuyeuse danse malgache. Ces charmantes créatures étaient de la tête aux pieds enveloppées de simbous blancs, portaient sur la tête des fleurs artificielles ou plutôt peu artificielles qui montaient raides et droites comme de petits drapeaux, et elles étaient si étroitement serrées l’une contre l’autre qu’elles semblaient liées entre elles. Toutes les fois qu’elles passaient en piétinant sous le balcon de la reine ou près du tombeau, elles répétaient les révérences, aussi bien qu’à la fin de chaque danse. Quand les danseuses eurent quitté la salle, les officiers exécutèrent à peu près la même danse, seulement sur une mesure moins lente et avec des mouvements plus vifs, c’est-à-dire en levant un peu plus les pieds. Ceux qui avaient des chapeaux ou des bonnets les brandissaient de temps en temps en l’air et poussaient en même temps des hurlements qui devaient figurer des cris de joie.

    Aux officiers succédèrent six couples d’enfants en costume. Les garçons étaient vêtus de l’ancien costume espagnol ou habillés en pages et avaient assez bonne mine ; les filles au contraire ressemblaient à de vrais épouvantails ; elles portaient des costumes français à l’ancienne mode avec des hauts paniers et de courts corsages et avaient la tête toute surchargée de plumes d’autruche, de fleurs et de rubans.

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