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    Bien-Aimé Randrianantenaina: « Le débat autour du projet téléphérique ne devrait pas avoir lieu »

    Bien-Aimé Randrianantenaina: « Le débat autour du projet téléphérique ne devrait pas avoir lieu »

    Sortant de l’Ecole nationale de l’administration (Ena) France, spécialisé en Protocole diplomatique et issu de la 6e promotion du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS), Bien-Aimé Randrianantenaina a accepté de partager son point de vue sur un certain nombre de sujets faisant l’objet d’un vif débat actuellement, dont le projet téléphérique dans la capitale.

    *Les Nouvelles : Le projet téléphérique suscite une vive polémique en ce moment. Quel est votre avis?
    -Bien-Aimé Randrianan­tenaina : En toute franchise, je dirais que c’est un débat qui ne devrait même pas avoir lieu. Tant que toutes les procédures légales sont respectées, il ne devrait plus y avoir de débat. Le projet de mise en place de réseau téléphérique a déjà suivi toutes les étapes nécessaires avant sa validation. Il a reçu le feu vert du Parlement en ce qui concerne le financement, de l’Office national de l’environnement (ONE) pour la question environnementale et c’est l’essentiel, car le reste est un faux débat.

    *Certains pensent que le pays va s’endetter un peu plus…
    -Pour réaliser des projets d’infrastructures, un pays a deux choix. Emprunter ou multiplier les recettes fiscales en créant de nouveaux impôts et taxes. Je peux dire que la population ne supporterait pas encore la se­conde alternative, ce qui oblige le gouvernement à emprunter pour réaliser les projets de développement. D’ailleurs, emprunter n’est pas un pêché d’autant plus que même les pays les plus développés recourent encore à cette solution.

    *La tension politique monte actuellement. Pensez-vous que cela ne va pas se détériorer à l’approche de l’élection ?
    -Il est impossible de prédire l’avenir. Ce qu’il faudrait faire dès maintenant est d’encourager le dialogue afin d’instaurer la confiance entre politiciens. Le Conseil du fampihavanana malagasy (CFM) est en train de le faire. En même temps, il faut que chacun respecte les dis­positions de la loi et les institutions, comme la Haute cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Si nous agissons dans ce sens, tout ira pour le mieux.

    *Sur le plan socio-économique, l’inflation et le délestage semblent être des problèmes éternellement irrésolus. Quelle est la meilleure solution d’après vous ?
    -En voyant la Loi de fi­nances, je constate que le gouvernement a déjà pris la bonne décision en multipliant le budget alloué aux ministères en charge des affaires sociaux. Concernant le problème de la Jirama, l’heure est à la recherche d’une solution pérenne pour mettre fin au délestage. L’Etat est en train d’explorer une multitude de solutions comme la mise en place de nouvelles centrales hydroélectriques dont on attend le résultat.

    *La crise sanitaire n’est pas encore derrière nous. Au contraire, le Covid-19 fait de la résistance en dépit des efforts fournis par l’Etat…
    -Le Covid-19 persiste avant tout, car elle ne cesse de muter. Il y a plus de nouveaux variants. De plus, il nous est impossible de nous isoler du reste du monde, même si cela a démontré son efficacité dans certains pays comme la Corée du Nord. Même si nous fermons notre espace aérien aux vols extérieurs, cela ne garantira pas pour autant l’arrivée clandestine des voyageurs.

    *Pensez-vous que la vi­gilance sanitaire, au lieu de l’état d’urgence sanitaire, sera plus efficace pour stopper la chaîne de contamination du virus ?
    -Je pense que cela dépend de l’ampleur de la situation. Nous ne sommes actuellement qu’au premier stade de la troisième vague. Il y a également différents paramètres à analyser avant de prendre une décision contre la propagation de cette épidémie. Durcir les mesures dès maintenant risque de paralyser une fois de plus l’économie. Je pense que c’est ce qui motive la décision du gouvernement de miser sur la conscience de tout en chacun.

    *Quel est votre avis sur la vaccination ? Pensez-vous qu’elle devrait être obligatoire comme c’est déjà le cas dans d’autres pays ?
    -Personnellement, je pense que tous les remèdes efficaces contre cette maladie doivent être considérés, que ce soit les remèdes traditionnels ou les vaccins. Concer­nant l’obligation de se faire vacciner, l’important est selon moi de suivre les textes en vigueur. Tant qu’une me­sure n’est pas contraire à la loi, je pense qu’il ne devrait pas y avoir de problème. En tout cas, je constate actuellement qu’il y a des entreprises qui, pour leur bon fonctionnement, donnent le libre choix à leurs employés de se faire vacciner ou non. A chacun d’assumer après la con­séquence de son choix.

    Propos recueillis par Tsilaviny Randriamanga

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