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    Deux Malagasy arrêtés aux Comores: la procédure d’extradition passée au crible

    Deux Malagasy arrêtés aux Comores: la procédure d’extradition passée au crible

    Aux Comores depuis mardi, la délégation malagasy poursuit les discussions avec les autorités comoriennes autour de l’extradition des deux ressortissants malagasy impliqués dans l’affaire des 49 kg d’or saisis à l’aéroport Prince Said Ibrahim. Cela, sur la base de la coopération judiciaire entre les deux pays. Jusqu’à hier, aucune information n’a filtré.

    La délégation malagasy dirigée par le ministre de la Justice, Herila­za­ Imbiki, et la partie comorienne représentée par le ministre des Affaires étrangères, des Finances, de la Justice ainsi que le secrétaire général du gouvernement, ont entamé les discussions hier.
    L’extradition et surtout la coopération judiciaire sont à l’ordre du jour. D’ailleurs sur la base de cette coopération que les autorités comoriennes ont obtenu l’extradition d’un fugitif dénommé Bobacha localisé à Madagas­car en juillet 2020.
    Lors d’une rencontre avec la presse sur place, le ministre des Affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal, a pourtant fait savoir hier qu’il ne s’agissait pas d’un cas similaire, puisque Boba­cha n’était pas poursuivi par les autorités malagasy à
    l’époque. D’où la rapidité de la démarche. De plus, les deux ressortissants malagasy arrêtés dans l’affaire des 49kg d’or sont également liés à dans le trafic des 73,5kg d’or saisis en Afrique du Sud en 2020.
    « Raison pour laquelle les autorités comoriennes n’avaient pas à se déplacer à Madagas­car », a expliqué le ministre.
    Le ministre des Affaires étrangères a ainsi expliqué que la venue de la délégation malagasy sur place, consiste à évaluer l’effec­ti­vité de la coopération judiciaire. « La délégation a demandé à ce que les suspects soient mis à la disposition des autorités malagasy pour ses propres enquêtes », a-t-il fait savoir. Il s’agit alors avant tout d’étudier les lois et conventions qui lient les deux pays, que ce soit sur le plan national ou international.
    Néanmoins, le ministre n’a pas voulu répondre à la question d’accorder ou non l’extradition des suspects. « Je ne suis ni le procureur ni le juge. Nous allons continuer le travail avec les responsables et on donnera un rapport légal pour voir si ces individus pourront être extradés ou non ». Dhoihir Dhoulkamal s’en tient ainsi à la décision de la justice comorienne.

    Rapatriement de l’or ?

    Concernant une éventuelle demande de rapatriement de l’or saisi, aucune information allant dans ce sens n’a encore été évoquée. Pas plus tard que mardi, un média comorien a indiqué la possibilité de l’achat de l’or au Mali.
    Pour le ministre de la Justice malagasy Herilaza­Imbiki, la mission est bien claire. « Nous partageons les mêmes inquiétudes avec les Comores, puisque ce sont des crimes transnationaux organisés. Dans le cadre du raffermissement des liens d’amitié, il faut respecter ce qui a été dit par rapport aux lois et conventions, mais aussi aux attentes de nos deux peuples », a-t-il déclaré.
    Pour rappel, 10 suspects, dont 2 Malagasy, le directeur général de l’aéroport des Comores et un receveur des douanes sont actuellement placés en détention préventive. Les investigations sont en cours et ces individus sont soupçonnés de faire partir d’un groupe criminel organisé, de contrebande, de fraude, d’abus de fonction et corruption. Sauf changement, la délégation devrait retourner au pays ce jour.

    TahinaNavalona

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