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    Chronique:Le joint comme thérapeuthie médicale ?

    Inutile de le cacher : la consommation de cannabis est très répandue à Madagascar. Partout dans le pays, même dans les coins les plus reculés, on peut en trouver. D’ailleurs, c’est dans ces endroits qu’on le cultive loin des regards de ceux qui sont chargés de réprimer la culture, le commerce et la consommation du cannabis.

     Les fréquentes prises des forces de l’ordre attestent de l’importance de l’offre qui évidemment est en étroite corrélation avec la demande. Et malheureusement, on constate que les consommateurs sont de plus en plus jeunes et que le genre féminin n’est plus en reste.

    Pourtant, avec moult arguments, on cherche à légaliser l’utilisation médicale du cannabis sur prescription médicale. Entre autres, on avance qu’il permettra de lutter contre la douleur liée aux troubles articulaires, agir contre les symptômes de la sclérose en plaques, améliorer le sommeil, réduire voire stopper les crises d’épilepsie, lutter contre les nausées et vomissements dus aux traitements contre le cancer, faire baisser l’anxiété…

    Mais, même si l’OMS reconnaît ses bienfaits thérapeutiques, l’utilisation médicale du cannabis est encore interdite dans beaucoup de pays dont Madagascar quoique de nombreuses personnes utilisent du cannabis à des fins médicales de façon illégale (contre la fièvre jaune…). Par contre, des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Portugal, la Suisse, le Lituanie, le Luxembourg … ont légalisé l’usage médical du cannabis pour proposer une solution naturelle à des milliers de malades.

     Certes, il y a des malades qui en ont besoin, mais comment mettre en place un système de contrôle efficace permettant de vérifier que le cannabis (ou ses dérivés) a été bien utilisé à des fins thérapeutiques et sous contrôle médical ? C’est un véritable dilemme. D’un côté, vous avez des milliers de patients qui sont sans solution pour des douleurs causées par des lésions neurologiques, des douleurs liées à des cancers, certains troubles psychiatriques….Et de l’autre côté, l’on sait trop bien que la hausse de la criminalité et du banditisme ne peut être séparée de la consommation du cannabis.

    En fin de compte, des milliers de patients sont toujours sans solution, alors que ces malades pourraient bénéficier de conseils de professionnels de la santé, d’une prescription médicale et de recommandations adaptées à chacun. Face à cette situation, qu’est-ce que les médecins continuent à nous prescrire ? Des solutions toutes chimiques qui enrichissent les laboratoires pharmaceutiques alors qu’une solution naturelle nous tend les bras ! Or,selon certains médecins, il y a plus d’overdosesde médicaments chez les patients que chez les consommateurs de drogue.

    Aimé Andrianina

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