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    Trafic des ressources, îles malagasy…: Patrick Rajoelina a abordé les sujets sensibles

    Trafic des ressources, îles malagasy…: Patrick Rajoelina a abordé les sujets sensibles

    Le ministre des Affaires étrangères, Patrick Rajoelina, a effectué sa rentrée politique hier, à l’occasion de la présentation des veux à la presse diplomatique. Il en a profité pour évoquer les sujets sensibles dans le domaine de la diplomatie.

    Du trafic des ressources aux îles malagasy, en passant par la diaspora, nomination des ambassadeurs, les migrations clandestines ou encore le volet diplomatique, ont été évoqués sans ambages par le Chef de la diplomatie ma­lagasy, Patrick Rajoelina.  
    A la question posée par un journaliste, « Est-ce qu’on peut savoir où est-ce qu’on est actuellement de l’appel à candidatures au poste d’ambassadeurs ? », le ministre a signalé que le ministère est en train de finaliser l’expertise de chaque CV envoyé. «  Je vais très prochainement proposer au président de la Républi­que, Andry Rajoe­lina, qui est le Chef de la diplomatie en vertu de l’article 57 de la Constitu­tion (…), un certain nombre de candidatures, pour un certain nombre de postes diplomatiques parmi notamment les plus importants », a-t-il signalé, tout en rappelant que 303 dossiers de candidature ont été reçus.
    S’agissant des trafics, notamment des ressources naturelles comme l’affaire des lingots d’or saisis en Afrique du Sud et aux Comores, il a indiqué que les démarches des autorités malagasy respectent les dispositions en vigueur dans les pays concernés.
    « Nous avons des accords de coopération et des accords d’extradition avec un certains nombres de pays, c’est notamment le cas des Comores. Et nous mettons en œuvre ces dispositions internationales pour faire en sorte que notre patrimoine minier revienne à Madagascar », a-t-il plaidé. Ce qui n’est pas le cas de l’Afrique du Sud et des Seychelles.
    Toujours est-il que les autorités suivent de près la situation auprès dans ces deux pays. Le ministère des Affaires étrangères est entièrement mobilisé pour « dé­fendre nos intérêts nationaux et accessoirement notre indépendance nationale par rapport à d’autres structures et notamment des structures criminelles qui organisent depuis de trop nombreuses années tous ces trafics », a souligné le mi­nistre.

    Au sujet des iles malagasy

    S’agissant de la question sur les îles éparses, le ministre Patrick Rajoelina a annoncé que la tenue de la deuxième session de la commission mixte en charge de ce dossier pourrait intervenir bientôt. « Il n’y a pas de blocage », a-t-il fait remarquer tout en notant que la discussion se poursuit.
    En effet, la deuxième réunion de la commission mixte a été prévue l’année dernière, mais la situation sanitaire a mis un coup d’arrêt à cette démarche, « mais je pense que dans les semaines à venir, nous allons avoir  la deuxième rencontre de la commission mixte franco-malagasy », a-t-il fait savoir.  
    Du reste, le ministre s’est aussi exprimé sur les migrations clandestines, notamment les cas de travailleurs migrants dans les pays du Golfe. Il a fait savoir que ces départs clandestins coûtent beaucoup d’argent à l’Etat malagasy mais détruisent l’image du pays. « C’est une lutte que nous menons avec d’autres ministères pour éviter que nos jeunes femmes soient exploitées,  (…) et rencontrent de vrais problèmes pour revenir au pays », a-t-il conclu.  

    J.P

    Une diplomatie décomplexée

    « Aujourd’hui, notre diplomatie est une diplomatie ouverte au monde, innovante dans ses pratiques et décomplexée face à la complexité des enjeux géostratégiques actuel ». Tels sont les termes employés par le ministre, hier, lors de son « speech » durant  la rencontre avec la presse.
    En dressant le bilan de l’année dernière et les perspectives de la diplomatie malagasy, il a plaidé pour une diplomatie décomplexée. « Sous l’impulsion du chef de l’Etat, nos actions de coordination depuis le 15 août, date de ma prise de fonction, ont permis de mobiliser financièrement la communauté internationale, notamment pour venir en aide à nos compatriotes dans le Sud », a-t-il soutenu, évoquant au passage les actions de mobilisation des partenaires techniques et financiers, des partenaires bilatéraux, des partenaires du secteur privé et des amis de Mada­gascar. 

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