Covid-19, le retour

Tout le monde à travers le pays, savait pertinemment que le Covid-19 n’était pas complètement anéanti, le jour où le ministère malagasy de la Santé a officiellement signifié que la situation afférente à son évolution n’était plus inquiétante, comme à l’époque où la maladie était à son apogée en terrassant en moyenne une dizaine de décès au quotidien. Force est alors de constater que juste après cette annonce du ministère de tutelle, la plupart des Malagasy ont pour ainsi dire laissé de côté toutes les mesures de précaution imposées, à l’instar notamment du port du masque facial.
Hormis en effet le port de ce dispositif somme toute rudimentaire, l’on s’est aussi permis d’effacer des habitudes l’utilisation du gel hydroalocoolique et la distanciation d’au moins un mètre, sauf peut-être dans les endroits où c’est devenu une marche à suivre. Pire encore, ces mesures susceptibles de limiter la propagation du virus du Covid-19 ne sont plus respectées actuellement dans les transports en commun ou dans les endroits populeux comme les places de marché. Or, c’est dans ces endroits où les gens se côtoient le plus que l’on risque de contracter, pas seulement le coronavirus mais aussi d’autres maladies contagieuses.
Le fait est que dernièrement, le ministère de la Santé publique semble revenir sur sa décision en conseillant de nouveau l’application de ces trois premières mesures de précaution : port du masque facial, utilisation du gel hydroalcoolique et respect de la distanciation de un mètre. La raison étant, on l’aura deviné, l’augmentation inquiétante du nombre de contaminations au Covid-19.
En marge de cette aggravation de la contamination au coronavirus, du moins dans les centres hospitaliers de la capitale qui s’en occupent, l’on apprend, de source auprès de proches de malades, que la situation serait catastrophique en ces lieux. Catastrophique, dans la mesure où certains d’entre ces centres manqueraient cruellement de personnel soignant, obligeant souvent les accompagnateurs de malades à procéder à de l’automédication en attendant l’éventuelle visite d’un médecin.
Rien à dire en tout cas, sinon que le Covid-19 est de retour et alors…

E R

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