Un trafic d’être humain a été mis à nu à Mayotte. Les éléments de la Section de recherche, de la compagnie de Kangou ainsi que de l’équipe cynophile, ont été mobilisés pour mener une descente inopinée dans les communes de Chirongui et Bradelle, (Mayotte), dans la nuit du 22 au 23 avril. Ils ont mis la main sur quatre gérants d’établissements hôteliers. Les quatre gérants ont été arrêtés et sont placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie.
Il n’y a pas si longtemps, la gendarmerie mahoraise a arrêté sept femmes malagasy et une présumée proxénète. Les ressortissantes malagasy étaient encouragées à se prostituer.
Agissant sur la base d’un renseignement, les autorités mahoraises ont ouvert une enquête. Elles ont alors identifié et interpellé chez elle, en février une présumée proxénète. Celle-ci lors de son arrestation, était en compagnie des sept ressortissantes malagasy.
Les investigations ont révélé que cinq des sept Malagasy étaient en situation irrégulière sur ce département français. Elles n’avaient sur elles aucun titre de séjour ni tout autre document attestant de leur présence sur place.
L’exploitation sexuelle et le proxénétisme constituent une forme de traite de personnes. Les autorités mahoraises se sont penchées sur cette affaire depuis 2021, mais leur travail n’a payé que depuis février.
Felana Michelle