Les réactions de la société civile ne se font pas attendre, après la déclaration du Premier ministre, Christian Ntsay indiquant que le gouvernement ne va pas amender la Loi électorale. Le président du Comité national d’observation des élections (Kmf/Cnoe), Robert Namearison, n’a pas caché son inquiétude.
«Tant que nous maintenons les textes électoraux dans leur version actuelle, il est fort probable que les anomalies constatées lors de la dernière élection présidentielle, vont se répéter. Une telle décision ne sera pas sans impact sur le pays ainsi que sur la confiance des électeurs envers le processus », a indiqué, Robert Namearison.
Anomalies
Le président du Kmf/ Cnoe craint en effet que le fait de ne pas modifier la Loi électorale ne fera que démotiver les électeurs, victimes d’anomalies électorales constatées en 2018. C’est d’ailleurs suite à ces irrégularités que les observateurs internationaux et nationaux ont émis des recommandations pour l’amélioration des textes, a-t-il précisé, soulignant au passage que ce rejet d’amendement des textes signifie que l’Etat n’a pas pris en compte les recommandations formulées.
Autre conséquence, les membres de la diaspora ne pourront pas voter ou se porter candidat à l’élection. Et pour cause, ni l’article 3, ni l’article 4 de la Loi organique relative au régime général des élections ne permet à ces derniers d’arborer le statut de votants ou personne éligible à une élection. De plus, ces membres de la diaspora ne sont même pas inscrits dans la liste électorale alors que c’est l’une des conditions exigées pour avoir le droit de vote et être candidats .
Tsilaviny Randriamanga