« La population reste seul maître pour décider celui qui va diriger le pays, selon les dispositions de la Constitution et des textes électoraux en vigueur », a indiqué le parti Freedom dans un communiqué hier. Le parti réfute ainsi toute tentative politique allant à l’encontre des élections pour accéder au pouvoir.
Face aux manifestations et autres déclarations émanant des partis politiques, notamment de l’opposition, le parti Freedom ne peut rester les bras croisés. Dans un communiqué hier, il appelle la population à s’en tenir aux élections qui se tiendront vers la fin de l’année. Pour lui, les discussions autour de la nationalité du chef de l’Etat Andry Rajoelina sont à mettre au second plan.
« Le président actuel a été élu démocratiquement et en toute légalité, et peut terminer son mandat selon les dispositions des textes », a-t-il fait savoir. « Le président jouit intégralement de la nationalité malagasy et ne l’a pas rejeté. Il est élu en toute légalité depuis le 18 janvier 2019 jusqu’à présent », a-t-il poursuivi.
Nouveau mandat
Le parti maintient ainsi sa déclaration faisant appel à l’actuel président de se représenter pour un prochain mandat. « Le président Andry Rajoelina remplit totalement tous les critères requis par la Constitution pour se présenter aux élections de 2023 (…) Le chef de l’Etat n’a nullement perdu sa nationalité, loin s’en faut », souligne le parti en faisant référence à l’article 45 de l’ordonnance 60-064 du 22 juillet 1964 portant Code de la nationalité.
Dans ce document, il est stipulé que seule la demande volontaire auprès du gouvernement malagasy par le citoyen malagasy lui fait perdre sa nationalité. Cela, à travers un décret du gouvernement. Pour le parti, toute discussion autour de la nationalité du président n’est que tergiversation pour créer le trouble avant les élections.
T.N
Le gouvernement affiche sa solidarité
Après la ministre de la Justice et celle de la Communication et de la culture, ce fut au tour du Premier ministre de se prononcer, hier lors de la rencontre avec les sénateurs, au sujet du soutien au chef de l’Etat, face aux attaques répétitives de l’opposition, notamment au sujet du débat sur la nationalité. Christian Ntsay a ainsi condamné les débats autour de cette question en soutenant que cela n’apporte rien de bon pour le pays. Il a également loué le patriotisme du président de la République tout en appelant à l’apaisement, notamment à la veille des échéances électorales. Toujours face à ces attaques, le secrétaire d’Etat à la gendarmerie, le général Serge Gellé, a martelé que le président est toujours le chef suprême des forces armées et que celles-ci continueront de suivre ses ordres. Les éléments effectueront ainsi le défilé principal le jour de la fête de l’Indépendance le 26 juin. « Il n’y a aucun débat et aucun doute là-dessus », a-t-il rapporté sur les réseaux sociaux.