Rencontre à Iavoloha: débat sur la mise en place d’un « Basket fund »

Une rencontre entre les représentants des partenaires techniques et financiers s’est tenue, mardi dernier à Iavoloha. Au centre des discussions figurait le processus électoral.

L’Etat joue carte sur table. Au moment où les yeux sont rivés sur les préparatifs électoraux, le chef de l’Etat, Andry Rajoeli­na, a tenu à rencontrer les représentants des partenaires internationaux cette semaine. A en croire la missive sortie de cette réunion, la constitution du «Basket fund» a fait partie des discussions et ce, «afin d’assurer la tenue des prochaines élections prévues cette an­née 2023».

A cette occasion, le président de la République a insisté sur le fait que le «Basket Fund» est avant tout un geste de solidarité et de soutien envers les efforts démocratiques entrepris par Madagascar. «Il a ainsi tenu à rassurer la Communauté internationale, quant à la tenue d’élections libres et transparentes», ajoute la com­munication de la Prési­dence.

La constitution d’un panier électoral où les parte­naires peuvent contribuer financièrement au processus électoral, vise à combler le gap par rapport au budget destiné à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Compte tenu de la situation politique toutefois, les partenaires pourraient n’apporter qu’une part «minime» à cette dé­marche, contrairement à la période de sortie de crise en 2013. Quoi qu’il en soit, le chef de l’Etat a sollicité, durant cette rencontre, l’envoi à Madagascar d’observateurs internationaux.

Des acquis

A part le processus électoral, la réunion d’Iavoloha visait également à renforcer le partenariat entre les deux parties. Le président de la République a saisi cette occasion pour dresser le bilan des réalisations du gouvernement, les projets en cours, ainsi que les actions qui restent à faire pour atteindre l’émergence de Madagascar.
«Le président de la Ré­publique a souligné que l’Etat malgache a concentré ses efforts dans le renforcement de la présence de l’Etat au niveau de toutes les communes, districts et régions durant ces quatre dernières années. Cela s’est traduit notamment par la construction de nombreuses infrastructures répondant aux be­soins de la population», explique la Présidence.

Dans les détails, ont été mentionnées la construction des 4.000 salles de classes ayant permis de scolariser plus de 200.000 élèves, la construction d’une quinzaine de campus universitaires, de 28 hôpitaux dont 13 seront bientôt opérationnels, ainsi que 104 centres de santé de base. Dans le volet sécurité, le chef de l’Etat a évoqué la mise en place de bases opérationnelles avancées de l’Armée, la construction de camps pénaux et les maisons d’arrêt en vue de désengorger les prisons et partant, d’améliorer les conditions de détention et renforcer le respect des droits de l’homme au niveau des prisons.
Du reste, le président a également rappelé aux partenaires techniques et financiers qu’avant 2020, les kidnappings de ressortissants français d’origine indo-pakistanaise étaient très fréquents et que depuis 2019, aucun cas de kidnapping n’a été relevé car les efforts menés et les stratégies mises en place ont abouti au dé­mantèlement des réseaux de kidnappings et le renforcement de la sécurité. Il en est de même concernant les acquis en termes de différents projets structurants tels que Volobe et Sahofika, sans oublier la mise en place prochainement de parcs solaires au niveau de 37 districts.

L’Etat a également pro­cédé à diverses réformes, à l’instar notamment de l’adoption du nouveau Code des investissements qui facilite la création d’entreprises, la mise en œuvre de mesures d’incitation fiscale ciblées.
«En cette année électorale, c’est compliqué de faire des réformes, mais vous, vous l’avez fait ! Je vous félicite et je vous encourage dans ce sens», a d’ailleurs déclaré le représentant résident de la Banque africaine de développement, Adam Amou­moun.

J.P

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