Fin des délestages dans trois semaines: l’Etat déploie les grands moyens

Dimanche lors de son intervention sur la chaîne nationale, le président, Andry Rajoelina, a donné trois semaines au ministre de l’Energie et des hydrocarbures, pour mettre fin aux délestages. Chose promise, chose due, a assuré le ministre Solo Andriamanampisoa devant la presse hier à Ampandrianomby.

Fin des délestages d’ici trois semaines. Depuis cette annonce, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures travaillant de concert avec la Jirama, est sur le pont. Il va déployer les grands moyens, pour renflouer les stocks de réserves de fuel lourd et de gasoil, destinés à faire tourner les centrales thermiques.

«Les délestages tournants seront réduits progressivement dans les prochains jours. La Jirama a besoin de 80 citernes de fuel par jour en partance de Toamasina, pour approvisionner ses centrales thermiques à Antananarivo, Mahajanga et Toliara. Actuellement, 70 camions-citernes sont mobilisés», a expliqué le ministre.

«Selon les dispositions relatives aux négociations aves les fournisseurs et transporteurs de carburants de la Logistique Pétrolière SA, une centaine de camions-citernes seront dép­loyés pour assurer le transport de fuel lourd d’ici deux semaines. Cela permettrait à la Jirama de constituer des stocks de sécurité suffisants et booster la production d’électricité dans les centrales thermiques», a ajouté Solo Andriamanam­pisoa.
Avec l’appui des forces de l’ordre, tout est mis en œuvre afin de permettre également aux camions de rouler de nuit en toute sécurité, afin de ne pas interrompre le rythme d’approvisionnement, surtout en cette saison hivernale.

Influences météorologiques
En fait, selon le ministre Solo Andriamanampisoa, les conditions météorologiques durant l’hiver ne permettent ni aux centrales hydroélectriques, ni aux centrales so­lai­res, d’atteindre la production maximale d’électricité.

«A titre d’exemple, la centrale solaire de 40 MW à Ambatolampy, n’arrive à produire que le tiers de sa capacité de production, soit 10 MW. Sans parler de la baisse du niveau d’eau dans les centrales hydro de Tsiazompaniry, Ante­lo­mita, Mandraka et Ande­ka­leka», a-t-il soulevé. Une fois de plus, la Jirama n’a d’autres options que de miser sur les centrales thermiques. Le numéro Un du MEH a toutefois souligné que fin des délestages signifie zéro coupure.

«Certes, les délestages se­ront réduits progressivement. Nous ne sommes toutefois pas à l’abri des pannes techniques et des coupures suite aux travaux de maintnenance», a-t-il sou­ligné.
«Aussi, nous devons optimiser les réserves d’eau dans les barrages hydroélectriques afin de prévenir tout tarissement jusqu’au mois d’octobre, au pic de l’étiage. Espérons que le temps nous sera clément d’ici le mois d’août, pour booster la production dans les centrales solaires», a-t-il conclu.

Manager de redressement : «perles rares»
En tout cas, la société d’Etat attend la nomination de son nouveau patron, ayant pour mission principale, en tant que «manager de redressement», de remettre la compagnie sur les rails. Et à entendre le ministre, le prochain number one de la Jirama, serait un ressortissant étranger.

«A l’issue de différentes phases de sélection et d’entretien depuis le lancement de l’appel à candidature international, deux candidats d’origine étrangère, sont sortis du lot. Ils ont répondu aux critères techniques de sélection», a confié à la presse le ministre Solo Andriamanampisoa qui parle de «perles rares».

«Ce sont des habitués du terrain, des hommes de challenge et solidement expérimentés en matière de redressement des sociétés en difficulté», a-t-il assuré.

Les derniers entretiens prévus incessamment, boucleront ainsi le processus de recrutement engagé par le cabinet Alexander Hughes, avec l’appui de la Banque mondiale. En attendant, la Jirama procède périodiquement au renouvellement des directeurs généraux intérimaires. Un changement de direction en charge de l’électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (Ria), vient d’être opéré.

Arh.

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