Pour le groupe Filatex, la production d’énergie renouvelable est une solution pérenne, face à la crise énergétique.
L’année dernière, le groupe Filatex a fait l’acquisition de la centrale électrique Afripower à Mandroseza. La première phase d’hybridation des centrales thermiques de sa filiale Enelec, est déjà achevée. Et les techniciens d’Afripower ont réussi à redémarrer la centrale après des travaux effectués. Trois moteurs fonctionnent actuellement et fournissent 30 MW à la Jirama.
A terme, l’objectif est de fournir plus de 40 MW, grâce à cette hybridation solaire-thermique en partenariat avec la Jirama. Selon Tahina Ramaromandray, administrateur général d’Afripower, « Ces investissements consistent à accompagner la Jirama dans sa restructuration et à optimiser les coûts ».
« Les projets de centrales solaires permettent à la Jirama d’avancer vers la transition énergétique. Surtout que ces centrales permettent de faire baisser ses coûts », a expliqué Jeff Tall, directeur général de Lidera Green Power, une autre filiale du groupe Filatex.
Dans d’autres régions, Lidera Green Power développe des projets solaires pour approvisionner la Jirama en électricité propre. Elle dispose actuellement de trois centrales solaires d’une puissance installée totale de 8,4 MW à Toamasina, Mahajanga et Antsiranana.
Par exemple, l’hybridation HFO-Solaire à Antsiranana a permis d’utiliser trois générateurs au lieu de quatre pendant la journée. Cela réduit la consommation de carburants puisque les générateurs dépendent des 2,4 MW produits par la centrale solaire.
L’hybridation des centrales thermiques avec des panneaux solaires photovoltaïques, représente une avancée majeure dans la transition énergétique du pays. En combinant les avantages des centrales thermiques existants avec ceux du solaire, le groupe Filatex étendra également ses activités sur le continent africain, au Tchad en particulier.
Arh.