Les communautés de Tsiafanoka, un des fokontany de la commune rurale de Tsianisiha touché par Base Toliara, confirment leur soutien au projet. Aussi bien les femmes que les jeunes de Tsiafanoka espèrent en tirer profit.
Ces communautés sont convaincues que Base Toliara générera des emplois qui vont non seulement améliorer leurs conditions de vie, mais vont également contribuer à réduire de manière significative l’insécurité générée par le chômage massif dans la région.
« Nous étions là au départ et nous resterons derrière ce projet ! », soutien Vatomalamakely, un des anciens de Tsiafanoka. «En effet, conscients de l’importance de la contribution de Base Toliara au développement local, nous, propriétaires des terres, réitérons notre soutien à cette compagnie minière. Les emplois que vont générer Base Toliara, assureront des revenus pour subvenir aux besoins de la population », expose-t-il.
Par ailleurs, les conditions de vie précaires et les maigres revenus agricoles, poussent les ménages ruraux à s’adonner à des activités clandestines de charbonnage. Base Toliara avait déjà mis en œuvre un projet environnemental, pour mettre en place des pépinières communautaires et mieux sensibiliser les communautés locales sur l’importance du reboisement, de l’environnement et de la conservation en général.
Pépinières pour les femmes
Après avoir reçu les matériels, l’assistance technique et l’équipement correspondants de la part de Base Toliara, l’association des femmes pépiniéristes à Tsiafanoka, avait produit 5.000 jeunes plants. « Faute d’entretien, causé par la suspension de ce projet minier décidé par l’Etat, il n’en resterait plus que 3.500 actuellement », d’après Moany Fameny, présidente de l’association.
Base Toliara a pourtant convenu avec ces femmes pépiniéristes d’acheter les jeunes plants qu’ elles s’engageaient à entretenir. « La suspension de Base Toliara a cependant compromis ce deal, alors que ces pépinières devaient aider plusieurs foyers à améliorer leurs revenus », déplore Moany Fameny. Elle appelle ainsi l’Etat à rouvrir Base Toliara afin que son association puisse poursuivre la production de jeunes plants.
Des jeunes au chômage
Zafimanantsoa, président des jeunes de Tsiafanoka, déplore pour sa part le chômage auquel les jeunes sont confrontés. Aussi, ces derniers intensifient l’appel à la réouverture de Base Toliara, en étant d’ailleurs les propriétaires de terrains avoisinant la zone hôte de ce projet minier. « Nous avons déjà donné notre approbation. Il faudra laisser cette compagnie reprendre ses activités », lance-t-il.
Par ailleurs, Tsianara, président du « Dinabe kaominaly » de la commune rurale de Tsianisiha, s’engage à être un allié de Base Toliara. Il se porte même garant pour la sécurisation de cette exploitation minière.
Arh.