La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) note un équilibre des Opérations globales du trésor (OGT), durant le premier semestre de l’année 2023. L’institution souligne notamment une performance modérée des recettes et dépenses budgétaires au cours de cette période, par rapport aux objectifs fixés dans la Loi de finances 2023.
«Les recettes budgétaires ont connu une amélioration par rapport à la même période en 2022. Le taux de pression fiscale net, a été estimé à 4,9% du Pib sur les six premiers mois de l’année 2023, identique à celui du premier semestre de 2022. Les dépenses budgétaires ont aussi augmenté comparativement à la situation fin juin 2022 », selon les analyses de la BFM dans sa dernière note de conjoncture.
Le BFM a donné plus de détails. La part des emprunts extérieurs nets dans le financement du solde OGT, a pu compenser le remboursement net au niveau des ressources intérieures nettes. Les rétrocessions de l’allocation de DTS acquise en 2021 et des aides à la balance des paiements, ajoutées à la mobilisation des avances statutaires, ont alimenté la trésorerie de l’Etat.
Sur les marchés de titres publics, l’Etat a eu recours aux titres à moyen terme, à savoir les Bons du Trésor Fihary, au détriment des titres à court terme tels que les Bons du Trésor par Adjudication.
Une prévision de déficit de -6,9% pour l’année 2023
Pour l’année 2023, la prévision des OGT inscrite dans la Loi de finances 2023, devrait être maintenue. Elle prévoit un déficit global de -6,9% du PIB et un taux de pression fiscale net de 12,1% cette année. Une hausse des dépenses est également prévue, essentiellement au niveau des dépenses en capital et celles financées par les sources extérieures.
Pour financer le déficit, l’Etat prévoit de recourir aux émissions de titres publics, aux avances statutaires et à la mobilisation des ressources mises à disposition du Fonds monétaire international (FMI). Dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar, le FMI préconise d’ailleurs l’accélération des réformes dans la gestion des finances publiques et de la dette, permettant notamment d’améliorer le processus d’exécution budgétaire, de respecter l’annualité budgétaire et améliorer la gestion de la trésorerie.
Rakoto