Faisant suite à un nouvel accord de pêche durable conclu au mois de juin à Bruxelles, Madagascar et l’Union européenne (UE) passent à la prochaine étape. Le programme d’appui sectoriel en la matière, est au cœur d’une rencontre de la commission mixte, actuellement à La Réunion.
Avant l’entrée en vigueur de ce nouvel accord, Madagascar et l’UE définissent d’abord leur champ d’action, dont le programme d’appui sectoriel qui aura des retombées économiques et sociales pour Madagascar en général, et le secteur de la pêche en particulier.
Cette semaine à La Réunion, les deux parties doivent en principe s’accorder sur les mesures à prendre dans le cadre du Projet de partenariat dans le secteur pêche-Appui sectoriel (PPSPAS), faisant partie des composants de cet accord mis en œuvre jusqu’en 2027.
Le PPSPAS a comme objectif d’appuyer le développement du secteur pêche à Madagascar, pour les quatre prochaines années, reposant sur des engagements communs relatifs à l’utilisation durable des ressources biologiques marines, d’après le ministère de la Pêche et de l’économie bleue. D’autres réunions sont prévues portant sur les autres composantes du programme d’appui dont l’amélioration de la gouvernance des pêches, la lutte contre la pêche illicite, la promotion de la transparence, le renforcement des écosystèmes marins et le développement durable du secteur de la pêche…
Par ailleurs, l’accord prévoit un accroissement du nombre de marins malgaches embarqués à bord des navires de l’Union européenne.
Un appui de 4.400.000 euros
L’Union européenne consacre un budget de 4.400.000 d’euros, soit en hausse car dans le précédent accord expiré en 2018, l’appui sectoriel s’élevait à 700.000 euros. Ce nouveau programme vise en priorité à renforcer les capacités de suivi, le contrôle et la surveillance, les capacités d’inspection sanitaire pour accroître les capacités d’exportation et l’appui à la formation professionnelle des marins et aux communautés de pêcheurs locaux.
A noter que ce nouvel accord de pêche pour la période de 2023 à 2027, porte essentiellement sur l’autorisation d’un volume des captures totales à 14.000 tonnes par an, en faveur d’une soixantaine de bateaux européens dont des thoniers senneurs et des palangriers de surface.
Riana R.