Le rêve de devenir comme Victor Osimenh ou Achraf Hakimi, pousse les jeunes footballeurs africains, y compris les Malgaches, à rejoindre l’Europe par tous les moyens, quitte à débourser des sommes d’argent conséquentes. Sauf qu’ils frappent la plupart du temps à la mauvaise porte, comme c’est le cas d’un footballeur malgache, selon l’ancien capitaine des Barea, Faneva Ima Andriatsima (Rakapy).
Le jeune homme se fait dépouiller d’une centaine d’euros sans qu’il ne s’en rende compte. Un pseudo agent lui a soutiré de l’argent en contrepartie de l’acceptation de sa demande de test au sein d’un club français.
Cette mésaventure a fait réagir pour la énième fois Rakapy. «Parents, soyons vigilants face aux imposteurs qui cherchent à nous escroquer en demandant de l’argent pour des essais ou des contrats en Europe. Les escroqueries sont présentes partout. Pour l’instant, la seule solution pour les Malgaches est de travailler dur et d’espérer être sélectionné avec les Barea pour se faire remarquer et partir, à l’instar de nos aînés (Arnaud, Paulin – Njiva – Bolida…)», précise-t-il.
«Nous ne disposons pas encore des structures nécessaires pour faciliter le déplacement des jeunes talents en Europe», poursuit-il.
Peu de chance
Raouf Ben Belgacem, conseiller technique au district de Provence, lors de son intervention durant la table ronde «Taff dans le sport», est allé droit au but sur la réalité dans le milieu du football professionnel. «Chaque année, sur les 80.000 joueurs, seuls 80 deviennent pro. Pour donner plus de sens à ce que je viens de dire, on va rationaliser : on a plus de chance de devenir médecin que de devenir footballeur», avoue-t-il.
Naisa