Inadmissible. 10 associations au sein du 1er arrondissement d’Antananarivo, dénoncent les violences physiques perpétrées par la candidate n°5 et consorts sur Sarrah Ismaellah, une mère de famille âgée de 33 ans habitant à Ankasina.
La candidate Hanitra Razafimanantsoa, puisqu’il faut l’appeler par son nom, se serait introduite au domicile de
la dame la semaine passée pour lui arracher le registre des membres des associations soutenant le candidat N°4, Augustin Andriamananoro. C’est à ce moment qu’elle aurait grièvement blessée la femme qui est, soit dit en passant, à son septième mois de grossesse.
Hospitalisée depuis 23 mai, la victime se bat encore pour garder son enfant. Une délégation dirigée par Tahiana Razafimahefa, deuxième dans la liste Irmar s’est rendue à l’hôpital le week-end, pour apporter son soutien à Sarrah Ismaellah.
«Nous ne pouvons tolérer de tels gestes. Comment peut-on se cacher derrière son statut de député pour perpétrer de tels abus ?», ont dénoncé les associations constituées, entre autres, des CSN ANR, TMH, IFI, TGV.
La candidate se serait également pris à la victime en propageant de fausses informations sur les réseaux sociaux et les médias sur sa version des faits. Des arguments montés de toutes pièces en fait, visant juste à «innocenter» les agresseurs, que les dix associations soutenant le candidat n°4, dénoncent avec véhémence.
Violences physiques sur une femme et mère de famille, menaces, pressions et abus de pouvoir, tels sont les faits dénoncés par les associations en question, dans un communiqué conjoint remis aux médias hier. Ces dernières appellent ainsi les autorités à ouvrir une enquête sur ces faits et prendre des mesures en conséquence.
«Ne laissons pas de telle personne à nouveau accéder au pouvoir. Otons-lui son écharpe à travers les urnes», a conclu le communiqué.
T.N




