A l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée hier au ministère des Affaires étrangères à Anosy, sous le thème, «Mécanisme de protection efficace des lanceurs d’alerte, outil essentiel dans la lutte contre la corruption”, l’importance des alertes et de la protection des lanceurs d’alerte, a été mise en exergue
L’UA considère les lanceurs d’alerte comme des maillons essentiels dans la lutte contre la corruption. Leur protection constitue un autre enjeu majeur et nécessite des mesures législatives spécifiques, selon les explications du chef du bureau de liaison par intérim de l’UA, Jean Didier Missilou. A ce sujet, l’organisation panafricaine a salué les efforts déployés jusqu’ici par Madagascar, pour appliquer la Convention de l’UA, sur la prévention et la lutte contre la corruption, notamment à travers la mise en place de systèmes et de cadres institutionnels tels que le Pac, le Bianco et le CSI.
Selon cette organisation intergouvernementale d’Etats africains, les priorités doivent être axées sur la lutte contre la corruption, tout en assurant une meilleure protection des lanceurs d’alerte.
Dans cette optique, cette convention encourage les Etats membres, à mettre en place un cadre normatif et institutionnel garantissant une protection maximale des lanceurs d’alerte, en prévoyant des lois, nécessitant consultation, réforme et sensibilisation, ainsi qu’un mécanisme privilégiant la transparence, la confidentialité, l’anonymat…
Pour sa part, le directeur du Bianco, Laza Andrianirina a indiqué que le système de dénonciation pas au point, a entravé les signalements citoyens. Pour remédier à cette situation, la loi malgache sur la lutte contre la corruption, confère à ce responsable, la prérogative de veiller à la protection de l’identité des personnes impliquées dans une dénonciation, qu’il s’agisse de témoins ou d’auteurs présumés coupables d’actes de corruption. Une plateforme de signalement et de dénonciation a été mise en place à cet effet. Madagascar essaye de s’aligner sur les prescriptions de la convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre la corruption.
Et d’après la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, la Grande île s’engage à intensifier ses efforts pour éradiquer la corruption sous toutes ses formes.
F.M