Ministère des Affaires étrangères: un atelier sur la lettre de politique nationale d’engagement de la diaspora

Un atelier sur la Lettre de politique nationale d’engagement de la diaspora ( LPNED ) s’est tenu hier au ministère des Affaires étrangères à Anosy. Une trentaine de participants, représentant divers ministères et le secteur privé, y ont pris part, selon une source auprès de la direction de la diaspora.

Trois ans après la validation en conseil des ministres en 2021, cette Politique nationale d’engagement de la diaspora était au cœur des discussions. L’objectif de l’atelier était de sensibiliser les ministères concernés notamment le ministère des Affaires étrangères, ainsi que des représentants du secteur privé tels que le Groupement des en­treprises de Madagascar (Gem) et le Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama).
A rappeler que l’essence de cette politique est d’établir une relation mutuellement bénéfique entre l’Etat malgache et sa diaspora, en prenant en compte les aspirations des Malgaches à l’étranger et en favorisant leur implication dans le développement durable du pays. La diaspora malgache, faut-il le rappeler, se définit comme étant l’ensemble des personnes de nationalité malgache et leurs descendants résidant à l’étranger. Une forte con­centration est constatée en France par rapport à d’autres pays.
Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Emi-Haulain Kola, a ouvert l’atelier. Il a évoqué l’importance de cette initiative collaborative dans son discours, tout en mettant en avant le potentiel de la diaspora, composée de ta­lents divers, comme un levier essentiel de développement et ce, malgré les difficultés auxquelles elle fait face, telles que l’intégration dans les pays d’accueil ou les problèmes liés aux transferts de fonds et à l’investissement au pays.
Le renforcement des liens entre Madagascar et sa diaspora visant à valoriser les compétences des compatriotes à l’étranger et faciliter leur contribution au développement économique et social du pays, figure parmi les objectifs de la LPNED.
Le projet Tady a été cité comme un exemple concret de cette politique, ayant permis d’identifier de nombreuses opportunités de collaboration. Emi-Haulain Kola a exhorté les participants à s’engager activement dans des échanges constructifs pour examiner des modèles de collaboration réussis, identifier les obstacles po­tentiels et élaborer des stratégies concrètes pour maximiser l’impact de la diaspora sur le développement de Madagascar.

F.M

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