Les faits remontent à 2018 à Antsirabe. A l’époque, un réseau de spoliationa vendu illégalement des terrains destinés à la construction d’un hôpital mère-enfant, impliquant un ancien maire de la commune urbaine d’Antsirabe et ses collaborateurs.
Après avoir reçu un signalement des faits suspectés de corruption, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco)a aussitôt ouvert une enquête.Il s’agit d’une récupération foncière illégale à Ambohimanarivo Antsirabe, des terrains occupés et mis en valeurpar des tiers sur lesquels un hôpital mère-enfant devrait être construit, avec le soutien financier du Royaume du Maroc. Une commission dénommée « Tany » a même été créée, pour procéder à l’identificationdes parcelles nécessaires au projet et récupérercelles restantes qui ont été cédées illégalement à des tiers. Alors queces derniers n’ont pas rempli les conditions requises pour être propriétaires des terrains en question.
« Avec la complicité du responsable des affaires juridiques de la commune, le réseau a eu recours à l’utilisation de prête-noms pour préparer les documents administratifs et obtenir les titres fonciers », a indiqué le Bianco. Et les prête-noms en question n’étaient même pas informés que les terrains sont inscrits à leur nom. Après enquête, il a été prouvé que ces individus sont membres de ladite commission.
Au final, 21 personnes sont arrêtées pour abus de fonction, trafic d’influence, corruption passive et active, dont l’ancien maire, les membres de la commission Tany et deux anciens chefs de la Circonscription domaniale et foncière d’Antsirabe.
Déférées au parquet du Pôle anti-corruption (Pac) le 6 février, 17 d’entre elles sont placées sous contrôle judiciaire,dont les membres de la commission et l’ancien maire. Les 4 autres ont bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur procès.
T.N