Silencieuse depuis la proclamation des résultats définitifs des élections communales, l’opposition se fait même discrète aussi bien au sein de l’Assemblée nationale que du Conseil municipal, à tel point que les membres n’arrivent plus à accorder leurs violons, pour contrer le régime en place.
Après une défaite cuisante aux législatives et communales, l’opposition est mal en point. Les membres n’arrivent plus à s’entendre. Et leur désunion ne passe pas inaperçue car même au sein du Conseil municipal, leurs avis divergent, ne faisant pas honneur à leur statut. Loin de là, les conseillers municipaux issus des opposants, semblent même accepter la main tendue de la maire, Harilala Ramanantsoa, concernant le vote des projets de loi.
Pas plus tard qu’hier, le Conseil municipal de la capitale (CUA) a adopté le budget primitif avec 39 voix sur 55, alors que les conseillers de la plateforme du régime, Irmar, ne comptent que 23. Cette situation traduit le fait que des conseillers municipaux issus de l’opposition, ont voté le budget. Et cela a indigné plus d’un.
«Des opposants qui se disent opposants, ne font que duper le peuple. Les textes sont toujours adoptés lors de votes secrets», a regretté la conseillère municipale, Clémence Raharinirina, hier.
Cette fois, contrairement à leurs habitudes au moment de l’adoption, ils n’ont pas quitté la sale ou n’ont pas été tentés par le vote blanc, mais ont approuvé la proposition du budget déjà présentée par Harilala Ramanantsoa. Dans ce sens, une allure de coalition prend forme au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo où l’opposition, aveugle dans le but de bloquer les activités de la municipalité, ne trouve pas sa place.
Déjà aux yeux de la population, l’opposition perd en crédibilité. Le sondage de la plateforme CCOC en témoigne. Seulement près de 25% des citoyens de la capitale font confiance à l’opposition si plus de 57% disent le contraire.
T.N