La crise de malnutrition infantile persiste, surtout dans le Sud de Madagascar. Les statistiques sur le sujet sont éloquentes. La Fondation Axian et l’Unicef viennent de structurer une collaboration en vue d’apporter des réponses d’urgence à la situation de crise alimentaire qui affecte gravement les enfants en bas âge.
Moins de 5%, telle est la proportion des enfants de 6 à 23 mois qui bénéficient d’un régime alimentaire acceptable dans le Sud de la Grande île. Par ailleurs, 24% des enfants sont en pauvreté alimentaire sévère, ne consommant que deux des huit groupes alimentaires essentiels à leur développement, a alerté l’Unicef.
Les chocs environnementaux – sécheresses récurrentes – pertes de biodiversité… aggravent la situation. Ce qui fait que 85% des ménages n’ont pas accès à une alimentation nutritive. Face à toutes ces réalités, l’Unicef et la Fondation Axian viennent de nouer un partenariat stratégique contre la malnutrition infantile. Signée hier à Andraharo, cette collaboration naissante consiste à venir en aide à 5.000 enfants de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition aiguë sévère dans le Sud du pays. Une action qui s’inscrit dans le cadre de Child nutrition fund (CNF), un mécanisme de financement soutenant les pays les plus touchés par la malnutrition infantile, dont Madagascar.
Réponse immédiate
Dans le cadre de cette réponse, la contribution de 100.000 dollars de la Fondation Axian est doublée par le CNF, auquel Jeff Bezos, la Fondation Bill and Mélinda Gates ainsi que d’autres partenaires au niveau mondial contribuent.
Pour sa part, l’Unicef financera l’achat de 3.000 cartons d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi comme le Plumpynut pour traiter les enfants cibles. Ces derniers bénéficieront également d’un traitement médical complet, des médicaments et de dépistage régulier.
“Cette collaboration avec la Fondation Axian montre l’impact positif du secteur privé sur la vie des enfants. Grâce à ce soutien, nous pourrons traiter plus d’enfants et leur offrir un avenir en meilleure santé”, a souligné Christine Jaulmes, représentante de l’Unicef Madagascar.
Fahranarison