Changement à l’Assemblée nationale. Les gardes du corps qui avaient été commis à la protection des députés ont été retirés. Selon les informations reçues, cela est dû à la réduction du budget de la Chambre basse adoptée dans la Loi de finances initiale (LFI) pour cette année.
Depuis la semaine dernière, les éléments des forces de l’ordre assurant la sécurité des députés à l’Assemblée nationale ont dû rejoindre immédiatement leur corps d’origine. En effet, les députés n’auront plus droit à des gardes du corps à l’exception des membres du Bureau permanent dont le Président de l’Assemblée nationale (Pan). Ce dernier, en tant que chef d’institution, a le droit d’avoir des gardes du corps. Le reste des députés n’auront donc plus droit à ce privilège. «Le budget de l’Assemblée nationale a été réduit depuis l’adoption de la LFI 2025 et nous sommes en train de l’appliquer en ce moment», a indiqué un élu de la Chambre basse, joint au téléphone hier. D’après lui, le démantèlement des gardes du corps figure dans la restriction budgétaire de l’institution.
A noter que les gardes du corps ne sont pas obligatoires pour les parlementaires. Ces derniers peuvent de ce fait déposer une demande pour des raisons de sécurité. La charge financière incombe ensuite à l’Assemblée nationale.
En effet, le Gouvernement a décidé de réduire le budget de chaque institution afin de se concentrer sur les investissements des grands projets de développement. A ce sujet, des restrictions budgétaires sont soumises à chaque ministère et institutions afin de pouvoir atteindre les objectifs de développement.
Dans tous les cas, la première session parlementaire ordinaire se tiendra au mois de mai prochain et les députés se donnent rendez-vous autour de l’examen de la Loi de finances rectificative (LFR). Des amendements et propositions pourraient être apportés afin d’améliorer les activités au sein de la Chambre basse.
T.N