Loi sur la protection des défenseurs des droits humains: la CNIDH et ses partenaires relancent le plaidoyer

La fin de semaine, un atelier de plaidoyer a été organisé à Ivandry dans le cadre de la mobilisation pour l’adoption de la loi sur la protection des défenseurs des droits humains (DDH) à Madagascar. Portée par la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH), en collaboration avec l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme (AFCNDH) et des acteurs de la société civile, cette rencontre a pour but de renforcer le cadre juridique malgache, encore lacunaire en la matière. L’atelier a réuni des figures clés notamment le secrétaire général de l’AFCNDH, le bâtonnier Alain Raondry, la Directeur des droits humains et des relations internationales (DDHRI), ainsi que des représentants d’organisations de la société civile (OSC).
Si le texte initial, préparé il y a quelques années avec le soutien du ministère de la Justice, reste bloqué, les participants ont souligné l’urgence de surmonter les obstacles politiques et techniques. Le projet suscite des résistances, notamment de la part de l’Ordre des avocats, qui dénonce une concurrence illégitime avec les professionnels du droit. Lors de la rentrée solennelle 2025 du Barreau et de la Conférence de stage, le bâtonnier Raondry a rappelé que seuls les avocats, formés et régulés, peuvent assurer une défense juridique efficace, évitant une « justice au rabais ». Or l’adoption de la loi répondrait à des besoins urgents, entre autres la lutte contre l’impunité, l’accès à la justice et la protection des lanceurs d’alerte. Cette rencontre a été l’occasion de voir les prochaines démarches en vue de relancer le processus d’adoption dudit texte.
Depuis l’adoption par l’ONU de la Décla­ration sur les défenseurs des droits de l’homme en 1998, la protection des DDH a connu une avancée notable.

F.M

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