La production des déchets s’accroît rapidement de jour en jour et pourrait atteindre un taux de 73% d’ici 2050, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), lors de l’atelier de l’Afrique de l’Est sur la gestion des déchets qui s’est déroulé Novotel Alarobia hier.
La prise en charge allant de 600 tonnes auparavant pour frôler actuellement les 1.000 tonnes d’ordures au quotidien dans la capitale en est un exemple.
Au niveau mondial, l’humanité produit dans les 2,1 milliards de tonnes de dé-chets solides. « Une situation due à l’urbanisation rapide, à la croissance démographique, et aux modes de consommation non durables basées sur le modèle prendre, fabriquer et jeter », a indiqué le Medd. Il a également souligné que cette problématique fait de la gestion durable des déchets un élément crucial de l’économie circulaire qui repose sur la réduction, le recyclage et la réutilisation des ressources afin d’atteindre plusieurs Objectifs de développement durable (ODD).
« La collecte de déchets est un des aspects complexes des gestions territoriales décentralisées. Cette problématique s’articule autour de la sécurisation des ressources et de la bonne gouvernance », a mentionné à ce sujet le ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MD AT), Naina Andriantsitohaina, lors de sa prise de parole à l’ouverture de cet atelier. Il a aussi mentionné l’action gouvernementale, avec l’implication de plusieurs ministères, en charge non seulement de la technique, mais aussi de la sensibilisation, de la responsabilisation et de l’éducation des maires et des communes.
Madagascar possède deux centres de tri et de traitement de déchets capables de transformer 60 tonnes d’ordures par jour, sis respectivement à Toamasina (Atsinanana) et à Manandriana (Avaradrano).
Un atelier régional
Ce contexte a amené à l’organisation d’un atelier régional composé d’une douzaine de pays de l’Afrique de l’Est à Madagascar hier. L’objectif est de renforcer la coopération entre ces pays en matière de gestion durable des déchets et aussi de favoriser l’échange d’expériences, les études de cas ainsi que les meilleures pratiques entre les acteurs régionaux. Une initiative qui a reçu l’appui du Bureau de développement durable des Nations Unies (UNOSD) ainsi que d’autres partenaires bilatéraux à l’instar de la République de Corée. Dans la foulée, l’UNOSD a développé le système « Waste management policy support system (WMPSS) », visant à aider les pays à améliorer leurs stratégies de gestion des déchets. Il a également encouragé le renforcement des systèmes de chaque pays sur la collecte et l’analyse des données afin de mettre en place des politiques efficaces en matière de réduction, de recyclage et de traitement des déchets.
Le prochain atelier aura lieu au Brésil en Amérique latine au mois de mai et au Ghana pour l’Afrique de l’Ouest au mois de juillet.
Sera R.