Loin d’être un effet d’annonce, d’ailleurs c’est prévisible, comme il fallait s’y attendre. Donald Trump a déclaré la guerre commerciale au reste du monde. Il a mis en exécution ses menaces d’imposer des droits de douanes massifs sur les produits entrant aux Etats-Unis.
Et aucun pays n’est à l’abri, y compris ceux en voie de développement comme Madagascar dont les marchandises exportées vers les Etats-Unis, seraient taxées à hauteur de 47%, à partir de 9 avril. C’est une hausse vertigineuse qui aura des conséquences catastrophiques indéniables, pour les entreprises et les secteurs d’activités malgaches visés, principalement de l’habillement, la vanille, du titane, du cobalt et du nickel, qui représentent 15 % des exportations totales du pays vers les Etats-Unis.
A l’échelle planétaire, faisant l’effet d’une bombe, cette mesure qualifiée de brutale et infondée, a suscité de vives réactions de panique, comme un véritable coup de massue pour l’économie ainsi qu’à la croissance mondiale. Faut-il riposter pour rendre sa pièce de monnaie à Donald Trump ou entamer des pourparlers ? D’autant que sans état d’âme, le président américain est déterminé à mener sur tous les fronts cette guerre commerciale impitoyable, peu importe la contre-offensive de l’Union européenne, de la Chine, de l’Inde…Pour l’heure, l’économie mondiale traverse une période d’incertitude qui pourrait se transformer en une période de déséquilibre sans précédent.
Si les autres grandes puissances disposent d’une marge de manœuvre, pour y faire face, les pays pauvres sont impuissants pour lancer des contre-mesures en guise de représailles. Visiblement avant de déclencher cette hostilité commerciale, Donald Trump a bien calculé son coup. La balle est désormais dans son camp. Dans ce jeu, Donald Trump a toutes les cartes en main pour imposer ses conditions à ceux qui veulent négocier une réduction. Il a vraiment laissé une bombe économique dévastatrice dans le but de faire plier les « ennemis » commerciaux des Etats-Unis.
J.R