Retraite forcée. Poursuivis pour association de malfaiteurs et escroquerie depuis sept ans maintenant faisant cinq centaines de victimes réparties à travers le pays, cinq individus ont été placés sous mandat de dépôt, avant-hier à la maison centrale d’Antsirabe au terme de leur défèrement au
parquet du tribunal de première instance locale. Seul un membre de la bande a bénéficié d’une liberté provisoire.
Plusieurs plaintes à leur encontre sont parvenues à la police, dont le préjudice s’élève à 40 millions d’ariary. D’autres membres de la bande courent toujours et sont activement recherchés, selon la police d’Antsirabe, jointe au téléphone hier. Le mode opératoire de cette bande d’escrocs apparaît systématiquement dans les publications sur les réseaux sociaux.
A titre d’exemple à Andranomaimbo Antsirabe au mois de février, une jeune fille qui allait se rendre à l’école en a fait les frais. Quelqu’un a jeté devant elle un sachet contenant un billet de 100 ariary et un flacon de fausse poudre d’or. Ayant fait semblant de s’étonner, les escrocs lui ont suggéré qu’on départage l’objet qu’ils ont trouvé ensemble.
Pendant ce temps, ils ont touché la jeune fille, et celle-ci a incompréhensiblement perdu conscience, ayant permis ainsi aux inconnus de la dépouiller sans problème de ses biens. Certes, les escrocs ont commis leur méfait à petite échelle à chaque fois, mais l’ensemble de leurs forfaits leur a permis d’engranger plusieurs millions d’ariary au total. Les six individus ont été pris sur le fait le 30 mai durant une intervention de la police.
LR




