Le terrain de basket à Andraisoro était bondé samedi à l’occasion de la 8e édition du Festisôva, à l’initiative de l’association Tambohobe et soutenue par l’ONG Gret. Cette année, la relève et les nouveaux talents du Sôva, un style musical typiquement malgache qui a marqué les années 80, ont été à l’honneur.
Transmettre ce patrimoine musical qui commence vraiment à revivre, aux jeunes générations, est l’objectif premier de l’association Tambohobe. Et autant dire qu’elle a atteint son but. La relève est assurée.
Les groupes participants ont rivalisé de talents et séduit le public avec leur prestation, sous forme de poème rythmé sur la violence, le thème d’un concours organisé à cette occasion. Et au terme d’une joute verbale acharnée, la troupe Akon’ny fanantenana Tsiadana, est sortie du lot. Fitarikandro, également de Tsiadana, a brigué la deuxième place. Et Sovan’ny Tanjombato, a complété le podium.
« Parmi les conditions de participation, le groupe doit être composé de jeunes de moins de 40 ans. Et nous sommes ravis de voir que ces groupes de jeunes puissent assurer la relève », a déclaré Hasina Randrianarivelo, président de l’association Tambohobe. Présents, les anciens mpisôva comme Gama du groupe Jomak’Ampama, Razily de Black Collection, Myriam Sangam de Tsiazompaniry, Tratreva ont donné leur bénédiction à ces jeunes.
Diverses activités et animations
A part le vakisôva, l’association Tambohobe ou Tanora mbola ho beazina a aussi concocté plusieurs activités.
« Notre leitmotiv est de sensibiliser la grande masse à la lutte contre la violence et les drogues. Pour y arriver, nous avons donc sensibilisé trois secteurs, à savoir le sport, la culture et la formation », explique-t-il.
Ainsi, durant cette édition, l’association a ouvert un club d’athlétisme qui a organisé un trail, samedi d’Ambolokandrina à Andraisoro. Ensuite, un concours de danse Afro beat a été lancé. « Les jeunes adorent la danse et surtout des musiques rythmées en énergie comme l’afro beat », ajoute-t-il. Pour cette édition, le groupe Band’Hy a remporté la première place.
Au programme également, un concours de fanorona « comme un jeu d’échecs. Il renferme ainsi plusieurs stratégies qui pourraient aider dans la vraie vie », déclare-t-il. Parmi les 32 participants, dont certains viennent d’Antsirabe et Toamasina, le candidat de Besarety, a été sacré.
Enfin, l’association Tambohobe collabore avec l’association First qui propose des formations aux jeunes. « Nous souhaitons poursuivre dans cette voie pour sensibiliser le grand public à la lutte contre la violence tout en mettant en valeur le sôva et offrant une scène et visibilité aux jeunes talents », conclut-il.
Holy Danielle




