Evénement : Antananarivo, capitale de la danse

La capitale malgache s’anime cette semaine aux couleurs de la 3e édition du Festival Evasion Danse. Rencontres, masterclass, concours et bien évidemment spectacles seront à découvrir sur la scène de La Teinturerie Ampasanimalo, IFM Analakely, Cité des Cultures Antaninarenina et Tranompokonolona Analakely.

Placé sous la direction de Harivola Rakoton­drasoa et Julie larisoa, ce festival international de danse de création veut con­tribuer à la mobilité des œuvres chorégraphiques malgaches, en faisant venir des programmateurs et chorégraphes internationaux.
« Madagascar est l’une des destinations les plus coûteuses en matière de billets d’avion. En tant qu’île, nous n’avons pas d’autre moyen de transport que l’avion pour nous rendre à l’étranger. Quand un festival en France souhaite inviter des artistes, il peut faire venir quatre artistes de pays différents pour le même coût qu’un seul billet d’avion depuis Madagas­car », souligne Julie larisoa avant d’enchaîner que « Raison pour laquelle nous renforçons le réseau de l’océan Indien afin de favoriser la circulation des artistes et des œuvres au niveau régional, avant d’envisager une présence sur la scène internationale ».
A l’issue d’un appel à candidature lancé au mois de mars, une centaine de soumissions ont été reçues par le comité d’organisation, mais la programmation officielle compte cette année 20 compagnies de danse malgache. Une dizaine d’artistes internationaux vont également partager leur passion sur scène et dans les ateliers.
Parmi eux, Desiré Davids, danseuse chorégraphe originaire d’Afrique du Sud. « J’ai déjà commencé, la semaine dernière, une transmission du solo chorégraphique “Transit” avec la danseuse malgache Haritsart Andreas. La restitution aura lieu ce vendredi à l’IFM Ana­lakely », confie-t-elle.
Au programme, La Tein­turerie accueillera cet après-midi les pièces chorégraphi­ques « Intruse » de Mi­reille Andriamihaja, « Ana­tiny » de Niony Ralaizanaka, « Rooted, Unbound » de Flow Move­ment, « Pénombre » de Rija Ra­soloherinjatovo, « 100 Papiers » de la Cie Tekôr Danse (Tchad) et « Ar’zato » de Théâtre Kala.

Joachin Michaël

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