Parler de la corruption: « Marc Ravalomanana est mal placé… », dixit Mara Donna

Ces derniers temps, l’ancien président, Marc Ravalomanana, ne cesse de porter une critique virulente à l’encontre des actions du gouvernement, en matière de lutte contre la corruption à Madagascar. La ministre de la Communication et de la culture, Mara Donna Volamiranty, a réagi en marge d’une cérémonie de lancement de formation, hier à Antsiranana.

«Cet ancien président est mal placé, pour parler de la corruption », a déclaré Mara Donna, ministre de la Communica­tion et de la culture. Sans ambages, elle n’a pas manqué de rappeler les ma­gouilles de l’ancien président tout au long de son mandat, en matière de corruption.
« Il a détourné des terres privées et publiques, au profit de ses propres entreprises. Il a délibérément omis de payer des milliards de dollars d’impôts, et maintenant, il s’érige en donneur de leçon. Même le parti Tiako i Madagasikara est la pro­priété de la famille » a déclaré d’un ton ferme, la ministre de la communication à Marc Ravalomanana.
S’il y a quelqu’un à blâmer, face aux risques d’inondations auxquels est exposé chaque année Antananarivo, c’est Marc Ravalomanana. Lui et sa famille ont spolié des terres dans la capitale en 2018, souligne-t-elle.
D’après la ministre, Marc Ravalomanana est simplement jaloux du président Andry Rajoelina, qui prendra bientôt la présidence de la Sadc. « Marc Ravaloma-nana et les opposants ont mis tout en œuvre pour empêcher la tenue de ce sommet, allant même jusqu’ à solli­citer l’intervention de la France, visant à faire annuler ce rendez-vous d’envergure régional et continental ».
Mais cela n’a pas été possible grâce à la confiance
de la Sadc et les pays partenaires au président Andry Rajoelina, comme preuve la fourniture par le gouvernement chinois de voitures de luxe pour l’accueil des chefs d’Etat en visite à Madagas­car à l’occasion du Sommet de la Sadc.
« Et il n’est pas surprenant que l’ancien président Marc Ravalomanana agit de la sorte. On ne lui a pas confié la présidence de la Sadc, de nombreux dirigeants étaient au courant de ses agissements», indique la ministre de la Communica­tion et de la culture. Et à l’instar de ses pairs, elle a également lancé un appel à la mobilisation citoyenne, pour faire de ce sommet un moment de fierté nationale.

N.A

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