Hier, Antsiranana a accueilli la célébration de la Journée internationale de lutte contre le travail des enfants, événement qui souligne l’engagement renouvelé de Madagascar face à ce fléau. En présence du ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (Mtefop), Hanitra Fitiavana Razakaboana, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile et du secteur privé, cette journée a jeté un éclairage sur les enjeux cruciaux encore présents.
Les avancées significatives dans la lutte contre le travail des enfants à Madagascar ont été révélées à cette occasion. Avec l’abolition officielle du travail infantile en 2000 et la ratification successive des conventions internationales qui protègent les droits de l’enfant, le pays a pris des mesures concrètes pour instaurer un cadre légal protecteur. Parmi elles, la fixation d’un âge minimum d’accès à l’emploi et l’éradication des pires formes de travail des enfants témoignent d’une volonté ferme d’améliorer la situation.
Dans son discours, le numéro un du Mtefop a particulièrement insisté sur l’élaboration du Plan national de lutte contre le travail des enfants phase 2, qui sera en vigueur pour les 15 prochaines années. Cela démontre un engagement à long terme à l’égard de cette problématique. Les consultations régionales, déjà initiées, témoignent d’un processus inclusif. Un atelier a par ailleurs été récemment organisé à Antsiranana pour les régions Diana, Sofia et Sava, signifiant que le gouvernement souhaite impliquer toutes les régions dans cette lutte.
La voix des enfants
La région nord de Madagascar a été choisie pour accueillir cette célébration mondiale en raison de la persistance de secteurs où le travail infantile demeure un problème, notamment dans le tourisme, l’agriculture et la pêche. Au cours de cet événement, une attention particulière a été accordée à la voix des enfants, notamment à travers les interventions du Parlement des enfants. Elles ont souligné la nécessité de prendre en considération leurs aspirations et leurs droits.
Le ministre a évoqué un dernier point critique : bien que beaucoup ait été accompli, il reste encore énormément de travail à réaliser. Comme le dit le thème de la célébration à Antsiranana : « Beaucoup a été accompli, mais il reste encore beaucoup à faire, travaillons ensemble pour renforcer nos efforts ».
Fahranarison




