Selon le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement (Bad), les ressources budgétaires de Madagascar restent limitées, pour financer son développement, à cause du faible taux de pression fiscale (10,8% du PIB en 2024).
La mobilisation des ressources intérieures, demeure un défi dans le pays. D’autant que le taux de pression fiscale reste faible à Madagascar, soit en moyenne 10,1 % du PIB sur la période 2020-2024, selon le rapport de la Bad.
Pourtant, certains pays de la Sadc font mieux en 2021, dont le Malawi (10,8 %), l’Eswatini (18 %), Maurice (20 %), le Lesotho (20,7 %). Leurs recettes fiscales représentent 97% des recettes totales. Et les recettes fiscales intérieures prédominent avec 53% des recettes totales. Quant à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), avec un taux ordinaire de 20 %, elle représente en moyenne plus de 45 % des recettes fiscales.
«L’élargissement de l’assiette fiscale, l’opérationnalisation des plateformes digitales de déclaration, de facturation et de paiement des impôts, le scanning des opérations d’importation et d’exportation, et l’encadrement des dépenses fiscales, contribueront à relever ce défi », indique le rapport. Il ajoute que la plateforme e-Hetraonline favorise la fiscalisation du secteur informel avec l’impôt synthétique.
Seulement, la loi des finances 2025 stipule que malgré ces efforts, les recettes fiscales restent faibles (10,8% du PIB), et les besoins de financement bruts estimés à 7.336,4 milliards ariary, soit 1,55 milliard de dollars pour 2025, et 7.455,6 milliards ariary, soit 1,58 milliard dollars pour 2026.
Besoin de financement élevé
Si l’on se réfère au scénario des objectifs de développement durable (ODD), les besoins de financements annuels sont estimés à 7,27 milliards de dollars à l’horizon 2030, pour accélérer la transformation structurelle de Madagascar et 1,27 milliard de dollars en 2063, selon le scénario de l’Agenda de l’Union africaine (Bad, Rapport pays 2024).
Le déficit de financement annuel est estimé à 7,18 milliards dollars (40,6 % du PIB en 2024) pour le scénario ODD et 1,26 milliard dollars (7,1 % du PIB en 2024), selon le scénario de l’Agenda de l’Union africaine.
Recueillies par Jean Riana




