A peine clôturé, le festival de musique classique Nosy Be Symphonie se prépare déjà à enchanter de nouveau son public. Comme à l’accoutumée, son ambition reste la même : implanter durablement un festival de musique classique à Nosy Be, île plus souvent rythmée par les sonorités tropicales. Couronnée de succès, la 10e édition confirme ainsi la pérennité de cet événement sur l’île aux Parfums.
Au fil des années, Nosy Be Symphonie s’est imposé comme un rendez-vous incontournable. Son secret ? La constance de l’équipe organisatrice et la fidélité des formations musicales. Né sous l’impulsion de l’hôtelier Jean Louis Salle et de son équipe, avec le soutien de sa marraine, la pianiste belge d’origine polonaise Elzbieta Dedek, le festival a pu compter sur l’engagement des formations vocales et musicales présentes à chaque édition.
Des participants fidèles
Cette longévité s’explique aussi par l’attachement des ensembles partenaires. Côté local, l’ensemble vocal Cantiamo, dirigé par la soprano Natacha Rajemison, le Madagascar Orchestra sous la baguette du chef Rahf Rakotoarimino, le maître Harry Rakotomampionina ainsi que la chorale Akon’ny Lanitra Mihira (ALM) de Nosy Be, ont uni leurs talents pour offrir le meilleur d’eux-mêmes. Sur le plan international, le festival s’est enrichi avec un parrain depuis cinq ans. Il s’agit du violoniste Bertrand Lavrenov, issu du conservatoire de Belgique. A ses côtés, le saxophoniste et flûtiste Philippe Laloy ainsi que le pianiste et compositeur Vincent Rouard complètent l’équipe internationale.
Une ouverture au-delà des frontières
La réputation du festival a franchi les mers pour atteindre les îles voisines. Si certaines éditions ont accueilli des interprètes mauriciens, cette année a vu un public mauricien venir spécialement assister aux concerts répartis sur quatre jours dans différents établissements de l’île, à savoir l’hôtel Exora, Home The Résidence, l’hôtel Sarimanok et la finale au restaurant The View. Par ailleurs, la présence du réalisateur Serge Marizy durant plusieurs éditions a donné une dimension internationale à l’évènement grâce à une couverture à l’étranger. Chaque concert s’est conclu par l’interprétation de l’hymne du festival, composé par le guitariste Parany Ramaromisa. Actuellement, l’organisateur se penche déjà sur la préparation de la prochaine édition qui aura lieu entre fin août et début septembre.
Holy Danielle




