Les forces de défense et de sécurité redoublent d’efforts à Toamasina pour tenter d’éradiquer l’insécurité qui y sévit actuellement. Avant-hier, vers 23h30, dans le quartier de Mangarano I, une patrouille du commissariat de Sécurité publique est tombée nez à nez avec quatre individus au comportement suspect.
Malgré les sommations des policiers, les suspects ont refusé d’obtempérer. Une course-poursuite, ponctuée de tirs de sommation, s’est alors engagée et a duré près d’une heure. Les quatre individus ont finalement réussi à s’enfuir, sans opposer de résistance directe. Selon une source policière jointe hier, il n’a pas été possible de confirmer si les fuyards étaient armés, l’opération s’étant déroulée dans l’obscurité.
Quoi qu’il en soit, cette intervention policière s’apparente à un avertissement adressé aux malfrats qui écument actuellement la ville du Grand Port. Le dernier cas d’attaque meurtrière remonte la veille au matin, dans le quartier voisin de Mangarano II : un chauffeur de taxi-brousse de 54 ans a été abattu chez lui alors qu’il tentait de résister à des cambrioleurs encagoulés et armés, venus s’introduire dans son domicile vers 3h du matin. Les assaillants ont emporté un téléphone portable, un ordinateur et une somme d’argent non encore déterminée.
Quelques heures plus tôt, à Ankirihiry, un autre groupe d’individus encagoulés, munis d’armes blanches (couteaux, haches, etc.), a fait irruption dans une maison et menacé les occupants. Les malfrats ont dérobé environ deux millions d’ariary, plusieurs objets de valeur et même les alliances des vic times. Selon les riverains, de telles attaques se multiplient dans le quartier, souvent entre 23h et 3h du matin.
LR




