La présidente de «One Meal A Day» France ou Omad, Marianne Razaf est actuellement dans nos murs. Elle prépare plusieurs projets pour soutenir les démunis et surtout les femmes au pays. Dans le but de mieux comprendre leur réalité, elle a effectué des descentes sur terrain pour rencontrer les habitants et observer leurs quotidiens.
Mardi, Marianne Razaf a rencontré des étudiants à Ankatso. Ensuite, elle a visité Andavamamba où elle s’est entretenue avec quelques démunis du quartier, avant de faire escale à l’Akany Zaza Mitaiza Kamboty à Itaosy. Enfin, elle a terminé la journée par une visite au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Anosy. «C’était une journée lourde en émotion. Je découvre pour la première fois le quotidien de la majorité des Malgaches au pays, et j’en suis bouleversée», a-t-elle raconté hier, lors de la conférence de presse au Quantum Isoraka.
A la fin de ses visites, elle a relevé un point commun dans ces cas divers : le manque de nourriture. «Avec leur maigre bourse, les étudiants mangent non équilibré. Si normalement, nous devrions manger trois fois par jours, les démunis eux, trouvent à peine un ou deux repas à mettre sous la dent. Puis, les orphelins du Zaza Mitaiza Kamboty ont aussi besoin de se nourrir pour mieux se concentrer dans leur études», s’est-elle exprimée.
Durant sa descente, elle a filmé ses visites pour transmettre la réalité aux diasporas malgaches en France. «Ainsi, nous pouvons en discuter et déterminer les meilleures façons d’apporter notre soutien. Cependant, effectuer un don n’est pas une solution. Nous allons soutenir financièrement ceux qui ont des projets pour les appuyer», a-t-elle expliqué. En effet, l’objectif de l’Omad est de redonner la dignité des Malgaches à travers la création d’emplois.
Sur un autre plan, en sa qualité de coach en organisation, Marianne Razaf soutient aussi les femmes pour qu’elles puissent mieux gérer à la fois la vie privée et professionnelle. Elle a effectué sa première rencontre à Toliara, le 18 octobre, et a animé un deuxième atelier dans la capitale, lundi dernier. «J’ai rencontré des femmes superbes et j’aimerais continuer dans cette direction pour les soutenir davantage dans la gestion de leur vie quotidienne», a-t-elle conclu.
Holy Danielle




