SMM: ultimatum de 48 heures face à la crise pénitentiaire

Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) a lancé hier un ultimatum de 48 heures aux autorités pour répondre aux préoccupations du personnel de l’administration pénitentiaire. Cette situation fait sui­te à une grève qui affecte actuellement le fonctionnement des établissements carcéraux. En raison de ce mouvement, plusieurs suspects en attente de placement sous mandat de dépôt restent dans les cellules et engorgent ainsi les violons. Le personnel pénitentiaire, qui poursuit sa grève, bloque la prise en charge de ces détenus. Le SMM a averti qu’il engagerait une grève à son tour si le refus de placement des prévenus en détention continue.
Le syndicat alerte également une fois de plus sur les libérations illégales de détenus. D’après le président réélu du syndicat, les magistrats n’ont reçu aucun document légal qui les justifie, et sachant que la grande majorité des personnes libérées ne sont pas des prisonniers politiques mais condamnés pour des délits de droit commun. Des procédures qui ne respectent pas le cadre légal, selon le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), condamnant fermement cet­te remise en liberté. Dans un communi­qué pub­lié récemment, le SMM a rappelé qu’«en vertu du Code de procédure pénale, la libération des prisonniers ne peut intervenir que dans des cas bien précis, entre autres expiration de peine, liberté provisoire, absence de charges après enquête, décision de relaxe ou d’acquittement pure et simple au bénéfice de doute, sursis, paiement d’une amende, ou grâce présidentielle».

F.M.

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